Bravade de Saint-Tropez : père et fils unis dans la tradition
Bravade de Saint-Tropez : père et fils unis

La grande bravade de Saint-Tropez a offert une deuxième journée pleine d’émotions, avec la remise de l’écharpe au jeune Raphaël Roussel et les soixante années de présence de Jean-Pierre Ghigo dans les rangs. Le dernier moment de partage est prévu ce lundi 18 mai 2026 à Sainte-Anne.

Un binôme père-fils au cœur de la cérémonie

D’un même pas, en rythme avec les tambours, la milice s’élance. Elle se tient prête à répondre aux commandements de son état-major. L’hésitation du premier jour a disparu. Les mousquetaires entourent le père et le fils. Confiant mais surtout focalisé, le binôme se détache. Puis le bout de la pique tourne vers le sol. Les mouvements se succèdent, des gestes parfaitement intégrés par le capitaine de ville. Une première salve retentit. La grande bravade commence.

Dans ce nuage de fumée, Jean-Pierre Ghigo se fige et capture les images qui s’offrent à lui. Un cadeau tombé du ciel pour cette année si spéciale, sa soixantième dans les rangs. La poussière envolée, il laisse la place à son major, Franck. « Au drapeau ! », impose-t-il à ses troupes. Benjamin, l’enseigne, s’exécute. Les tromblonnades s’intensifient. Les saluts s’opèrent un à un. La cadence se forme.

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Le moment tant attendu pour Raphaël Roussel

Le stress monte pour le jeune Raphaël Roussel. Son moment est proche. Après des journées d’entraînement, le voilà face à son destin. Guidé par le petit tambour-major, Andréa Nannelli, le Tropézien progresse dans sa quête. Son grand-père et ancien capitaine de ville, Bernard Roussel, l’accompagne. Main dans la main, comme toujours. Ils partagent un dernier regard complice avant que le petit mousquetaire ne soit soulevé face à Saint Tropez.

La clique s’arrête. Le silence est total. Sans pleur ni cri, Raphaël enroule l’écharpe rouge autour du buste. Un petit sourire est perceptible sur son visage. Son grand-père ne le lâche pas des yeux et garde ses deux mains sur sa jambe gauche. La fierté est immense. « Tu peux enlever ton bicorne pour lui faire un bisou », conseille, attendri par le moment, le garde saint Laurent Cavazza. La division célèbre d’un seul feu cet instant suspendu. L’héritage est garanti.

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