La Cité du Vin de Bordeaux retrouve sa lumière après sept années dans l'obscurité
Ce mercredi 25 mars, un événement marquant a illuminé le paysage bordelais : le bâtiment abritant la Cité du Vin s'est à nouveau paré de ses 293 spots lumineux, mettant fin à une période d'obscurité qui durait depuis 2019. Cette renaissance lumineuse, intervenue à l'issue d'un chantier d'environ un mois nécessitant l'intervention de cordistes spécialisés, a immédiatement suscité l'enthousiasme des habitants du quartier sur les réseaux sociaux.
Un projet technique ambitieux et écologique
Le chantier, débuté le 2 mars et livré le vendredi 27 mars, représentait un investissement de plus de 100 000 euros, lancé à l'occasion du dixième anniversaire du musée qui sera célébré le 1er juin. L'objectif principal était de remplacer les anciens spots démontés en 2019 pour des raisons de sécurité, suite à des problèmes de fixation identifiés sur la structure.
Philippe Massol, directeur général du musée, précise : « Le Covid a considérablement ralenti les démarches pour installer de nouveaux éclairages, et la Ville de Bordeaux, propriétaire du bâtiment, avait initialement renoncé à réinvestir dans cet éclairage extérieur. » Le projet a finalement pu aboutir grâce à la persévérance des équipes qui y travaillaient depuis près d'un an.
Franck Poujardieu, responsable sûreté, sécurité et logistique, insiste sur la dimension écologique du nouveau système : « Nous avons voulu limiter l'impact environnemental. Notre consommation annuelle dédiée à ces éclairages LED ne dépassera pas 450 euros. » Les lampes seront désormais allumées automatiquement du coucher du soleil jusqu'à minuit.
Un défi technique pour les cordistes
L'installation des 293 spots a représenté un véritable défi technique, nécessitant l'intervention de deux cordistes professionnels de la société Adret France. Ces spécialistes ont dû fixer les installations lumineuses sur les poutres en bois de la structure emblématique, un travail en hauteur particulièrement délicat.
Jérémie Counil, conducteur de travaux, témoigne des difficultés rencontrées : « C'est un chantier qui restera gravé dans nos mémoires. Nous devions ajouter des sangles supplémentaires pour ne pas nous éloigner de cette structure toute en spirales, tout en restant suspendus dans le vide. Maintenant, nous pourrons admirer notre travail chaque nuit. »
Une illumination qui fait débat
Si certains observateurs ont évoqué un possible lien avec la volonté du nouveau maire de Bordeaux, Thomas Cazenave, de « rallumer la lumière » dans la ville, Philippe Massol réfute catégoriquement cette interprétation : « Cela fait un an que nos équipes travaillent sur ce projet, cela n'a absolument rien à voir avec des considérations politiques. »
Le directeur général reconnaît cependant l'impact inattendu de cette illumination : « On n'imaginait pas avoir un tel retentissement auprès des Bordelais. Les réactions sur les réseaux sociaux témoignent de l'attachement des habitants à ce symbole architectural de notre ville. »
Avec ses 293 spots désormais fonctionnels, la Cité du Vin retrouve non seulement sa splendeur nocturne, mais affirme également son engagement en faveur d'une illumination responsable et durable, tout en préparant dignement la célébration de sa première décennie d'existence.



