À l’occasion des commémorations du 8-Mai, les jeunes Bégaarois ont proposé des fleurs de mémoire afin de soutenir leur futur périple sur les traces de la Grande Guerre.
Une opération symbolique
Lors de la commémoration du 8-Mai, les enfants de l’école de Bégaar ont mené l’opération Bleuets sous la conduite de leur maître, Patrice Pouyau. Petite fleur sauvage épanouie dans la boue des tranchées, le bleuet est devenu depuis 1925 le symbole de la mémoire et de la résilience. Chez les Anglo-Saxons, ce symbole est représenté par le coquelicot, tandis qu’en Belgique, il s’agit de la marguerite. Le Bleuet de France a d’abord été fabriqué et vendu par les soldats mutilés. Aujourd’hui, c’est une association vivante qui œuvre pour la mémoire et le soutien aux victimes de guerre et d’attentats.
Un bijou mémoriel
Les jeunes Bégaarois proposaient une version pérenne du bleuet : plus qu’une cocarde, un bijou mémoriel que l’on peut conserver. La vente ainsi organisée a un but bien précis puisque les écoliers se préparent à un voyage de mémoire au cœur du pays ravagé par la Grande Guerre. Une partie de ce périple sera financée par cette vente de bleuets, que les anciens combattants accueillaient avec bienveillance.
Cette initiative permet aux enfants de s’impliquer activement dans le devoir de mémoire tout en collectant des fonds pour leur projet pédagogique. Les bénéfices de la vente contribueront à couvrir les frais du voyage, qui les mènera sur les champs de bataille et les lieux historiques de la Première Guerre mondiale. Les anciens combattants présents ont salué cette démarche, soulignant l’importance de transmettre aux jeunes générations le souvenir des sacrifices consentis.



