Le Groupement archéologique Saint-Ponais fait le point sur une année riche en activités
Une vingtaine de personnes se sont réunies dans la salle du musée de Saint-Pons-de-Thomières pour assister à l'assemblée générale du Groupement archéologique Saint-Ponais (GASP). Cette association, créée pour rassembler les chercheurs du Haut-Languedoc, prospecter, fouiller, étudier et publier les résultats des travaux concernant les gisements découverts, a dressé un bilan complet de l'année écoulée.
Un fondateur toujours actif à 94 ans
Parmi les membres présents figurait Gabriel Rodriguez, fondateur du GASP, qui à 94 ans continue de fouiller sans relâche le passé pour mieux comprendre la civilisation Saintponienne. Son engagement de longue date reste une source d'inspiration pour l'ensemble du groupe.
Des réalisations marquantes malgré les difficultés
Le président du GASP, Laurent Charras, a souligné que "l'année écoulée a une fois de plus été bien remplie". Il a notamment évoqué la sortie d'un ouvrage édité en hommage à Gabriel Rodriguez, "ce qui a demandé beaucoup de travail pour consigner quelque 70 années de spéléologie, de recherches archéologiques et de publications".
L'organisation du cycle culturel d'automne a également été abordée. Malheureusement perturbé par le décès brutal d'un conférencier, ce programme n'a rassemblé qu'environ 180 personnes, un chiffre inférieur aux attentes.
Découvertes archéologiques prometteuses
Laurent Charras a également rapporté la visite d'un site découvert par le géologue Antonin Genna. "Sous sa conduite, et avec Étienne Cros, nous sommes allés sur place et constaté la présence d'un bourrelet, de terre arable et de plusieurs tumulus. Et, peut-être, ramassé un percuteur", a-t-il expliqué. Ces découvertes nécessitent des explorations approfondies pour être confirmées.
Une préoccupation majeure : la disparition de collections
Le président a fait état d'une situation préoccupante concernant les collections découvertes et léguées par Gabriel Rodriguez. Après un changement de municipalité, ces collections ont disparu de la commune espagnole de Santiago de la Espada où elles avaient été exhumées lors de fouilles. Ces faits ont beaucoup affligé l'archéologue qui espère un retour rapide à la normale.
"On va proposer un dossier aux autorités Andalouses pour les aider dans leurs recherches", a annoncé Laurent Charras. L'idée de consigner ces découvertes dans le prochain bulletin du Musée de préhistoire régionale a également été évoquée.
Des projets ambitieux pour l'avenir
Concernant les projets à venir, plusieurs initiatives ont été présentées :
- L'organisation du 37e cycle culturel d'automne
- La rénovation de l'exposition sur les Saintponiens
- Diverses publications et éditions
- La création d'un site internet et d'une page Facebook
- La sauvegarde de deux mégalithes originaux abandonnés à Fontclare
- La mise en valeur de deux copies de statues-menhirs en granit
Ces projets témoignent de la vitalité du Groupement archéologique Saint-Ponais et de son engagement continu pour la préservation et la valorisation du patrimoine archéologique local.



