Le fondateur de la Rock School Barbey prend sa retraite anticipée en 2026
Rock School Barbey : retraite anticipée du fondateur en 2026

Le fondateur de la Rock School Barbey prend sa retraite anticipée en 2026

Le directeur et fondateur de la Rock School Barbey, Éric Roux, partira à la retraite en décembre 2026, soit trois ans plus tôt que ce qu'il annonçait jusqu'à présent. Cette décision surprise est directement liée aux retards accumulés dans le chantier de rénovation et d'agrandissement de la célèbre salle de musiques actuelles située dans le quartier Bordeaux-Sud.

Un projet de rénovation qui traîne depuis 2010

Depuis la mi-avril, l'annonce « La Rock School Barbey cherche sa future direction » circule sur le site et les réseaux sociaux de l'établissement. La date limite des candidatures est fixée au 17 mai 2026, pour une prise de poste envisagée le 1er janvier 2027. Éric Roux, porteur du projet Rock School depuis les années 1980, confirme : « Je pars le 31 décembre 2026. »

« J'en ai marre de rabâcher que ce lieu a besoin de travaux, déclare-t-il. J'ai essuyé trop de désagréments. J'ai accumulé trop de fatigue. » Le projet de rénovation et d'agrandissement de la Rock School est sur la table depuis 2010. Acté par Alain Juppé en 2014, il a été freiné par sa candidature à la primaire de la droite pour l'élection présidentielle de 2017. Relancé en 2019 par Nicolas Florian et Fabien Robert, alors adjoint à la culture, il a de nouveau été retardé par le changement de municipalité en 2020.

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En avril 2026, Éric Roux indique : « On a eu, ce lundi 20 avril, la visite des nouveaux élus. On nous a dit que ça va se faire, mais pour le moment, ni l'architecte, ni les entreprises n'ont été choisis. »

22 mois de travaux envisagés

Le projet prévoit de faire passer la jauge de la grande salle de 700 à 1 000 places et d'ouvrir un espace plus petit, pouvant accueillir 250 à 300 personnes, à côté de l'actuel mur d'escalade. Les travaux débuteraient dans le dernier trimestre 2027, pour une durée de vingt-deux mois, avec une réouverture envisagée à la rentrée 2030. Mais ce calendrier reste incertain.

« On est l'une des rares salles de musiques actuelles situées en centre-ville », insiste Éric Roux. Il met également en avant le travail de « transmission d'une musique qui ne passe pas nécessairement par l'apprentissage du solfège » et l'accompagnement de rappeurs à Floirac, Bordeaux-nord, aux Aubiers ou au Grand-Parc. Ce modèle a fait école dans 21 villes, dont Angoulême, Marmande et même Québec.

La défense du projet confiée à un nouveau directeur

La poursuite de ce projet sera donc l'affaire du futur directeur ou de la future directrice, qui pourrait être un salarié actuel de la Rock School Barbey. « Dans l'équipe, il y a des gens qui sont intéressés », note Éric Roux. Lui-même devrait continuer à s'occuper de musique et de spectacles, mais à Cénac, où il vient d'être élu conseiller municipal.

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La Rock School Barbey en chiffres

  • 35 000 entrées par an pour les concerts
  • 500 inscrits aux cours de musique (guitare, batterie, chant, musique assistée par ordinateur…)
  • 250 groupes accueillis dans les locaux de répétition chaque année, certains bénéficiant d'un accompagnement plus poussé comme Violent Sadie Mode (punk hardcore), Web (pop-rock) ou Sopycal (rap)
  • 34 salariés permanents, sans compter les intermittents du spectacle lors des concerts
  • Deux millions d'euros de budget annuel : la moitié provient de recettes propres, un quart de subventions (Ville, Département, Région, État) et un autre quart de subventions pour des actions spécifiques