De retour après deux mois de repos forcé, la chanteuse Linh, en pleine ascension depuis « Je pense à vous », revient sur son extinction de voix pendant un concert, une épreuve déstabilisante qu’elle a surmontée sans arrêter de créer.
Un succès fulgurant
Premier album et première tournée : tout semblait sourire à Linh, autrice-compositrice-interprète à la voix sensible et puissante. Repérée par Gims à travers des reprises sur les réseaux sociaux, elle cumule désormais 1,7 million d’abonnés sur TikTok et 80 millions d’écoutes en streaming, selon son label.
Le drame en Bretagne
Fin février en Bretagne, la chanteuse de 30 ans aux racines niçoises a pourtant été contrainte de s’interrompre au milieu d’un concert : « Ma voix a complètement lâché. Et je ne l’ai pas du tout vu venir », se remémore-t-elle.
Un choc initial
« Les premiers jours, j’étais sous le choc », confie l’artiste. Passée par une montagne russe d’émotions, elle explique comment elle a traversé cette période silencieuse, avant de retrouver le public dans les prochains festivals.
Un repos vocal strict
« J’ai dû vraiment prendre soin de moi. C’est passé par un repos vocal hyperstrict qui a duré plus d’un mois. Je ne pouvais pas prononcer un seul son, même pas tousser, rien du tout, explique-t-elle. C’est comme si un sportif de haut niveau s’était fait une blessure assez importante. Quand on enlève le plâtre, on ne doit pas courir un marathon directement. On doit bouger un petit peu la jambe, marcher, trottiner, et ensuite repartir. Donc, je suis dans cette phase-là. J’ai déjà passé le plus dur. C’est derrière moi. Je réapprends à chanter. »
La transparence avec ses fans
L’artiste ne regrette absolument pas sa transparence concernant sa situation, et salue l’attitude de ses fans. « Pour moi, c’était obligé que je sois transparente et, finalement, on me l’a très bien rendu parce que tous les messages que je reçois, c’est incroyable ! »
Transformer l’épreuve en création
Linh a surtout profité de ce moment pour travailler. « Les premiers jours, c’était un peu difficile parce que j’étais sous le choc, se remémore-t-elle. Mais, à un moment donné, je me suis dit : est-ce que je vais subir ça ou est-ce que justement je vais accepter et m’en servir ? Mes autres sens se sont plus développés et j’ai eu vraiment des envies de compositions. J’ai beaucoup composé même si c’était dans le silence. Je me suis rapprochée de mon piano et j’ai réussi à faire des mélodies sans utiliser ma voix. Ça a créé des nouvelles inspirations et j’ai vraiment trouvé une force en moi, une nouvelle force. »



