Michel Drucker : "Pour durer, il faut aimer les gens" au Festival télé de Monte-Carlo
Michel Drucker : "Pour durer, il faut aimer les gens"

Michel Drucker, l'animateur emblématique du paysage audiovisuel français, était l'invité d'honneur du 65e Festival de télévision de Monte-Carlo ce samedi 13 juin 2026. Récompensé par une Nymphe d'honneur pour sa carrière exceptionnelle, il a rencontré les lecteurs du groupe Nice-Matin au Grimaldi Forum. Retour sur une rencontre riche en confidences.

Une carrière débutée dans le sport

Peu de gens le savent, mais Michel Drucker a commencé comme journaliste sportif. « J'ai couvert cinq Coupes du monde, j'ai commenté celle de 1970, et je regrette de ne pas avoir commenté celle de 1998 », confie-t-il. Selon lui, le sport est la meilleure école : « Quand on commente un match, on ne sait pas comment ça va finir. Le sport mène à tout. » Il insiste sur l'importance de la curiosité et de mettre les talents en avant.

Le secret de sa longévité : l'amour des gens

À 83 ans, Michel Drucker continue d'animer Vivement dimanche sur France 2. Son secret ? « Il faut aimer les gens. Si on n'aime pas nos téléspectateurs, on fait autre chose. » Il évoque aussi l'importance du mental, surtout après ses problèmes de santé : « J'ai été très malade, deux opérations. Les médecins ne croyaient pas à mon retour. Mais le mental, c'est 70 % de la guérison. »

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Des liens forts avec Monaco et la Provence

L'animateur, originaire de Normandie, a un attachement particulier pour le sud de la France. Il possède une maison à Eygalières, dans les Bouches-du-Rhône, où il s'est reposé. À Monaco, il a commenté les matchs de l'AS Monaco et les Grands Prix de F1. Il garde une relation privilégiée avec la famille princière : « Le Prince Albert II m'a remis la Nymphe, cela m'a ému. J'ai connu le prince petit garçon. »

Des confidences sur son métier et ses rencontres

Interrogé par les lecteurs, Michel Drucker a partagé des anecdotes savoureuses. Il raconte que Johnny Hallyday lui a dit un jour : « Comment ça se fait qu'on n'a pas la même tête alors qu'on a le même âge ? » Drucker lui répondit : « Je ne fume pas, je ne bois pas, je me couche tôt. » Johnny répliqua : « Quelle vie de con ! »

Il évoque aussi son admiration pour Nelson Mandela et le Général de Gaulle, qu'il aurait aimé interviewer. Défenseur du service public, il déclare : « J'ai passé 60 ans sur le service public, j'en suis fier. »

Un médecin de l'âme

Michel Drucker confie que, dans une autre vie, il aurait été médecin comme son père. « Mon père disait que j'étais un médecin de l'âme, que je soignais les gens le dimanche. » Il ajoute, avec humour, qu'il est un adepte de l'improvisation, à l'école de Léon Zitrone : « Pas de prompteur, pas d'oreillettes. Il faut savoir improviser. »

La rencontre s'est achevée sur une note émouvante : « Je suis un Français qui vient de loin, et il ne faut jamais oublier d'où l'on vient. »

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