La série « L'Été 36 » fait beaucoup réagir. Lancée le 18 mai, la nouvelle fresque historique de TF1, portée par Julie de Bona, Sofia Essaïdi, Nolwenn Leroy et Constance Gay, s'est largement imposée en tête des audiences avec 4,39 millions de téléspectateurs en moyenne pour le premier épisode. Un « record pour une fiction française du lundi depuis mars 2025 », s'est félicitée la Une. Cependant, le deuxième volet de cette soirée inaugurale a accusé une baisse avec 3,85 millions de curieux.
Un rendez-vous avec l'histoire attendu
Après « Le Bazar de la charité » et « Les Combattantes », également produites par Quad Drama, les fans de la première heure attendaient avec impatience ce voyage dans le temps. Sur X, Facebook ou Instagram, nombre d'internautes enthousiastes saluent le retour des grandes sagas historiques de la Une. « J'ai adoré les deux premiers épisodes, je ne suis pas déçu ! » écrit Kylian. « Encore une réussite, j'ai hâte de voir la suite ! » approuve un autre mordu. Installée en Normandie, Nicole, elle, a été séduite avant même le lancement : « Ma mère m'a tellement parlé de 1936 et des premiers congés payés que ça m'a donné envie de regarder, confie la retraitée de 75 ans. Ce que j'ai vu correspond à ce que j'avais imaginé. L'atmosphère est réaliste ». « J'ai aimé plonger dans cette époque que je connais mal, c'est très dépaysant », affirme aussi Alice, étudiante en droit à Paris. Seul bémol pour ce démarrage : « Les différences de classes sociales sont évoquées mais jamais vraiment creusées », estiment les moins indulgents sur la Toile.
« Visuellement, c'est superbe »
Forte d'un budget costaud (17 millions d'euros pour les 6 épisodes), la création tricolore a mis le paquet et… gagné son pari esthétique. Les décors azuréens, la Promenade des Anglais et le vieux Nice reconstitués façon Belle Époque (parfois avec l'aide d'effets spéciaux) font quasiment l'unanimité. « Visuellement, c'est superbe, on se croirait vraiment en 1936 », résume Charline sur Instagram. « Comme toujours, TF1 arrive à nous transporter dans le passé. Les habits, les décors… Tout est impressionnant », complète un anonyme. À l'inverse, « la série passe à côté du contexte historique en évoquant brièvement les premiers congés payés qui semblent secondaires dans ces premiers épisodes, pointe Cécile, 50 ans, vétérinaire en région parisienne. Pourtant, j'avais adoré Les Combattantes : l'immersion en 14-18 était prenante dès le début ». « Rien ne fait 1936, tout est trop propre, les costumes, les rues, tout est flambant neuf… » tranche pour sa part un mécontent sur Allociné.
Le polar à la Agatha Christie tient la corde
Cette fois, le polar s'invite dans le contexte historique. « Au départ, il y a ce contraste entre les ouvriers et les bourgeois, puis d'un coup ce meurtre du procureur dans le palace et l'intrigue autour des quatre femmes… On ne sait plus qui croire, mais ça tient en haleine et ça donne envie de continuer », applaudit Nicole, la Normande. « Tout le monde a une raison d'avoir voulu tuer le procureur et c'est très sympa », renchérit Cécile. « Un mélange entre Cluedo et Agatha Christie, je valide », s'enthousiasme également un internaute sur X.
Un casting XL mais…
Auprès de Julie de Bona, Sofia Essaïdi, Nolwenn Leroy et Constance Gay, la production a misé sur Miou-Miou, François-Xavier Demaison, Pascal Elbé, Sam Karmann, Simon Ehrlacher, Constance Dollé. Beaucoup d'amateurs évoquent le plaisir de retrouver Julie de Bona et Sofia Essaïdi, les actrices des précédentes sagas de la Une. « Un casting au top, j'ai accroché ! » se réjouit Djamel sur Instagram. « Un plaisir de voir ce quatuor féminin », écrit encore Muriel. « Il y a beaucoup de personnages. Certains sont assez caricaturaux, les relations entre eux parfois complexes », tempère Cécile, la vétérinaire francilienne. Sur les réseaux sociaux, le rythme de la série fait débat. « Je me suis ennuyé. Il n'y a aucune action en une heure. Je m'attendais à mieux », indique Nicolas. « J'ai arrêté au bout de trente minutes », lâche même un autre déçu. Reste à savoir si la suite convaincra les plus sceptiques…



