Un ancien journaliste de Canal+ a été condamné à une amende de 145 000 euros pour avoir témoigné contre le groupe Bolloré dans une affaire de diffamation. Cette décision judiciaire, rendue publique le 20 mai 2025, a suscité de vives réactions dans le milieu des médias et de la liberté de la presse.
Les faits reprochés
Le journaliste, qui a travaillé pendant plusieurs années pour la chaîne cryptée, avait témoigné en faveur d'un plaignant accusant le groupe Bolloré de pratiques diffamatoires. Son témoignage, jugé comme étant un manquement à son devoir de réserve par le tribunal, lui a valu cette lourde sanction financière.
Une décision controversée
De nombreux observateurs estiment que cette condamnation constitue une entrave à la liberté d'expression et un avertissement sévère pour les journalistes qui oseraient s'opposer aux puissants groupes médiatiques. Des organisations de défense de la presse ont dénoncé une décision « disproportionnée » et « inquiétante pour l'avenir du journalisme d'investigation ».
Le groupe Bolloré, de son côté, n'a pas commenté la décision. Cette affaire intervient dans un contexte où les relations entre les médias et les grands groupes économiques sont de plus en plus tendues en France.
Réactions et implications
Le Syndicat national des journalistes (SNJ) a exprimé sa solidarité avec le condamné et a appelé à une réforme des lois sur le secret professionnel et la protection des sources. « Cette amende est un signal dangereux pour tous les journalistes qui enquêtent sur les milieux d'affaires », a déclaré un porte-parole.
L'affaire pourrait avoir des répercussions sur la manière dont les journalistes abordent les sujets sensibles impliquant de grands groupes. Certains experts juridiques estiment que la décision pourrait être contestée en appel, mais qu'elle marque un précédent fâcheux.



