Dans son nouvel ouvrage, l'écrivain Thomas Clerc livre un autoportrait singulier, construit autour de ses relations aux autres. Ce projet littéraire, publié aux éditions de Minuit, s'inscrit dans la continuité de son travail sur l'observation du monde et de soi-même.
Un autoportrait construit sur la relation à autrui
Thomas Clerc, connu pour ses récits minutieux et son goût pour l'énumération, choisit ici de se dépeindre à travers le prisme des autres. L'ouvrage, intitulé Autoportrait, se présente comme une série de fragments où l'auteur évoque ses proches, ses rencontres, et la manière dont ces interactions façonnent son identité. Selon l'éditeur, le livre « interroge la possibilité même de se définir sans passer par le regard des autres ».
Cette démarche n'est pas sans rappeler les précédents travaux de Clerc, notamment son Paris, musée du XXIe siècle, où il arpentait la capitale avec une précision quasi ethnographique. Ici, le terrain d'exploration est intime, mais la méthode reste la même : observation, notation, et une attention portée aux détails qui révèlent l'essentiel.
Une écriture de l'intime et du quotidien
Le livre est ponctué de scènes de la vie courante : conversations de bistrot, promenades, souvenirs d'enfance. Chaque fragment est l'occasion d'une réflexion sur la distance qui sépare l'individu de ceux qui l'entourent. Thomas Clerc écrit : « Je ne sais pas qui je suis, mais je sais ce que les autres font de moi. » Cette phrase, reprise en quatrième de couverture, résume l'ambition de l'ouvrage.
L'auteur, qui est également professeur de littérature à l'université Paris Nanterre, mêle références savantes et notations triviales, créant un effet de contraste qui donne au texte sa saveur particulière. Les critiques ont salué « une écriture précise et sensible, qui capte l'air du temps sans jamais céder à la nostalgie ».
Un livre qui s'inscrit dans une œuvre plus vaste
Ce nouvel opus vient compléter une bibliographie déjà riche, où l'autofiction et l'essai se côtoient. Depuis son premier roman, Le Tombeau des lucioles, paru en 2003, Thomas Clerc n'a cessé d'explorer les frontières entre réel et fiction. Autoportrait apparaît comme une pièce de plus dans ce dispositif, une tentative de saisir l'insaisissable : la subjectivité d'un écrivain face à son époque.
Le livre est disponible en librairie depuis fin août. Les premières ventes sont encourageantes, selon son éditeur, qui évoque « un accueil chaleureux des lecteurs et de la critique ». Une rencontre avec l'auteur est prévue à la librairie Le Monte-en-l'air, à Paris, le 12 septembre prochain.
En définitive, Thomas Clerc signe avec Autoportrait un ouvrage exigeant mais accessible, qui interroge notre besoin de reconnaissance et la place que nous accordons aux autres dans la construction de nous-mêmes. Une œuvre à découvrir pour tous les amateurs de littérature contemporaine.



