Les comédiens se préparent pour incarner Spartacus aux Journées romaines de Nîmes
Les Journées romaines de Nîmes s'apprêtent à vivre un moment fort avec le spectacle "Spartacus, l'esclave qui défia Rome", programmé du 24 au 26 avril dans les arènes. Kevin Cotte, comédien et cascadeur, a été sélectionné pour tenir le rôle principal de Spartacus, aux côtés de Grégory Nardella et Éric Collonge, qui endossent respectivement les rôles de metteur en scène et d'historien.
Kevin Cotte : un profil complet pour incarner le gladiateur révolté
Kevin Cotte, choisi après un casting fin 2023, apporte une expérience riche de six ans en tant que gladiateur au Puy du Fou. "J'ai fait beaucoup de combats, ce qui m'a bien mis le pied à l'étrier", confie-t-il. Son profil polyvalent – escrimeur, cavalier, cascadeur – répond aux exigences du spectacle, où il débutera à cheval. "Il faut que je sois prêt physiquement car le show sera long", souligne-t-il, reconnaissant de cette opportunité de rôle principal.
Pour se préparer, Kevin Cotte s'est plongé dans des films, séries et livres d'histoire sur Spartacus. "Pour Spartacus, il y a de l'héroïsme, ce côté révolté, une grande définition de la dignité humaine", explique-t-il, notant que ce trait était incompatible avec la condition de gladiateur de l'époque. Malgré un peu de stress avant le premier spectacle, il anticipe avec enthousiasme ces trois jours intenses, où 500 personnes, dont 400 reconstitueurs, assureront le show.
Grégory Nardella et Éric Collonge : un échange de rôles pour plus d'authenticité
Grégory Nardella, alias Lucius le metteur en scène, et Éric Collonge, Cassius l'historien, ont inversé leurs rôles par rapport à l'an dernier. Grégory Nardella trouve que ce nouveau rôle correspond mieux à son tempérament d'acteur, avec "plus de mobilité et une intégration accrue à la piste". Éric Collonge, quant à lui, savoure son rôle de metteur en scène, décrivant un personnage "plus posé, qui met l'artiste sur les rails de l'histoire tout en laissant une grande liberté".
Les deux comédiens ont mené des recherches approfondies, malgré le peu de traces historiques sur Spartacus. "Il y a très peu de traces écrites, car Rome évitait d'y faire référence", note Éric Collonge, soulignant les zones d'ombre sur la vie du gladiateur. Ils ont travaillé en amont avec un spécialiste italien, apprenant des textes pour assurer la précision historique, sans appréhension face aux plus de 10 000 spectateurs attendus.
Un spectacle immersif pour revivre l'histoire
Le spectacle promet d'être une expérience immersive, mêlant cascades, combats et récits historiques. Les répétitions ont débuté le week-end dernier, permettant aux comédiens de se mêler aux figurants. D'autres acteurs, comme Julien Martin (Cruxius) et Robert Dupoux (l'empereur), participeront également, tous impatients de partager ce moment avec le public.
Les organisateurs, Edeis, visent à recréer l'ambiance des jeux romains avec authenticité, en s'appuyant sur des éléments scéniques et historiques. Ce spectacle s'inscrit dans la tradition des Journées romaines de Nîmes, qui célèbrent chaque année le patrimoine antique de la ville, attirant des milliers de visiteurs.



