Un dialogue intime sur la langue arabe en France
Dans un entretien exclusif, l'écrivaine Leïla Slimani et le journaliste Nabil Wakim se sont rencontrés à l'hôtel Amour à Paris le 13 mars 2026 pour échanger sur leur relation complexe avec la langue arabe. Cette conversation, publiée le 22 mars 2026, révèle les dimensions personnelles et politiques de cette langue souvent méconnue en France.
La langue fantôme de Leïla Slimani
Dans son essai Assaut contre la frontière, Leïla Slimani explore profondément son rapport à l'arabe, qu'elle décrit comme une langue fantôme. Elle explique vivre avec cette langue comme on parle d'un membre fantôme amputé, soulignant ainsi la perte et l'absence ressenties. Cet essai bref et percutant mêle intimité et réflexion politique, interrogeant les frontières linguistiques et identitaires.
L'enquête de Nabil Wakim sur un tabou français
Nabil Wakim, auteur de L'Arabe pour tous. Pourquoi ma langue est taboue en France, partage ce constat personnel. À travers son enquête, il a découvert que de nombreuses personnes, comme lui, ont perdu la langue de leurs parents. Son livre examine pourquoi l'arabe reste une langue taboue dans le contexte français, charriant selon lui tant de fantasmes.
Une conversation à bâtons rompus
Le dialogue entre Slimani et Wakim se déroule de manière informelle, abordant des thèmes comme :
- La transmission linguistique intergénérationnelle
- Les stéréotypes associés à la langue arabe
- Les défis de l'intégration culturelle en France
- Le rôle politique des langues minoritaires
Cette conversation met en lumière les expériences partagées de ceux qui naviguent entre plusieurs langues et cultures.
Pour aller plus loin
Les œuvres de Slimani et Wakim offrent des perspectives complémentaires sur ce sujet. Slimani apporte une approche littéraire et introspective, tandis que Wakim propose une analyse journalistique et sociologique. Ensemble, ils invitent à une réflexion plus large sur la diversité linguistique en France.
Cet entretien, initialement réservé aux abonnés, souligne l'importance de rendre accessibles ces discussions sur des sujets culturels et sociaux cruciaux.



