« Le petit garçon de Malpasset » : un roman historique sur la catastrophe de 1959 à Fréjus
Roman historique sur la catastrophe de Malpasset à Fréjus en 1959

Un roman pour transmettre l'histoire de la catastrophe de Malpasset

La fiction comme porte d'entrée vers la connaissance historique : c'est le pari réussi de l'écrivaine et historienne Marie-Chantal Guilmin avec son nouveau roman « Le petit garçon de Malpasset ». Cet ouvrage publié aux éditions MVO plonge le lecteur dans le drame survenu le 2 décembre 1959 à Fréjus, lorsque la rupture du barrage de Malpasset libéra 50 millions de mètres cubes d'eau sur la ville, emportant 423 vies dans une tragédie qui marqua durablement la région et la France entière.

Une approche documentée mais romanesque

Marie-Chantal Guilmin, également journaliste et Chevalière de l'ordre des Arts et des Lettres depuis 2023, s'est longuement préparée avant d'écrire ce roman. « Je me suis beaucoup documentée en visionnant des heures de documentaires et en consultant de nombreuses archives, notamment celles de la presse locale de l'époque », explique-t-elle. L'auteure s'est également rendue sur les lieux de la catastrophe pour ressentir l'atmosphère des différents quartiers de Fréjus et visiter le site des vestiges du barrage.

Cependant, l'écrivaine a fait un choix délibéré : « Je n'ai pas cherché à interviewer des rescapés ou des personnes qui ont vécu la tragédie. Ces personnes auraient pu être déçues de constater que mon intention n'était pas de raconter leur histoire lors de la catastrophe... L'ouvrage est un roman ». Elle précise ainsi sa démarche : « En l'écrivant, j'étais davantage dans une démarche d'écrivaine que d'historienne, même si j'étais très attachée à l'exactitude des faits historiques ».

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Personnages fictifs dans un cadre historique réel

Le roman mêle habilement faits historiques vérifiés et personnages totalement fictionnels. Le héros principal, Marc, est un enfant de Boson, un secteur rural et agricole au nord de la cité romaine de Fréjus. Ce garçon attentif à son environnement, qui rêve de devenir médecin, pressent qu'un drame se prépare et parviendra à mettre ses jeunes amis à l'abri lorsque les eaux ravageront la ville.

L'ouvrage ne se limite pas à la seule nuit du 2 décembre 1959. « Il était important pour moi de raconter également les années qui ont suivi ce drame », souligne Marie-Chantal Guilmin. « La seconde partie du roman permet de suivre le parcours de résilience du groupe de jeunes personnages, la petite famille qu'ils ont recréée après la catastrophe ».

Une vocation pédagogique pour les jeunes générations

L'objectif pédagogique de ce roman historique est clairement affirmé par son auteure : « L'objectif était de permettre aux jeunes lecteurs, notamment ceux qui ne vivent pas dans le Var, de découvrir ces faits historiques par le biais de la fiction ». Cette approche rejoint une tendance plus large où la fiction devient un moyen d'accéder à la connaissance historique de manière plus accessible que l'approche académique traditionnelle.

Marie-Chantal Guilmin n'en est pas à son premier essai dans ce domaine. Elle avait déjà consacré des ouvrages à d'autres tragédies historiques comme celle d'Oradour-sur-Glane et à la Déportation, démontrant ainsi son intérêt constant pour la transmission de l'histoire par la littérature.

Le roman « Le petit garçon de Malpasset » est disponible au prix de 20 euros sur les principaux sites de vente de livres ainsi que via le site de l'éditeur et en commande dans les librairies traditionnelles. Une œuvre qui permet de perpétuer la mémoire d'une catastrophe majeure du XXe siècle tout en offrant une lecture captivante ancrée dans la réalité historique.

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