Philippe Jaenada, écrivain unanimement salué par la critique, a construit une carrière marquée par un virage décisif en 2013. Connu pour ses enquêtes rétrospectives, il a connu son apogée avec La Serpe, prix Femina, qui s'est vendue à plus de 200 000 exemplaires toutes éditions confondues.
Des débuts prometteurs à un univers singulier
Jaenada s'est révélé en 1997 avec Chameau sauvage, un roman désopilant qui a reçu le prix de Flore. L'œuvre a été adaptée au cinéma sous le titre A+ Pollux, avec Cécile de France et Gad Elmaleh dans les rôles principaux. Chez Julliard puis chez Grasset, il a forgé un univers à la fois sombre et profondément humain, avec sa petite coquetterie : les parenthèses dans les parenthèses. Parmi ses titres de cette époque, La Femme et l'Ours mérite d'être redécouvert.
Le tournant de 2013 avec Sulak
En 2013, sa carrière a pris un virage décisif. Alors qu'il tournait en rond dans l'autofiction, il a quitté Grasset, bien avant tout le monde, et renoué avec ses premiers éditeurs, Betty Mialet et Bernard Barrault. Avec Sulak, il a inauguré ses enquêtes rétrospectives : longtemps après les faits, il s'empare d'une affaire trouble, rouvre le dossier et cherche la vérité. Cette veine a assuré son succès public auprès d'un écrivain qui fait l'unanimité de la critique, à droite comme à gauche.
Un succès croissant jusqu'au prix Femina
En 2015, La Petite Femelle a marché encore mieux que Sulak, avec plus de 60 000 exemplaires en grand format. En 2017, enfin, Jaenada a connu son pic grâce à La Serpe, qui a reçu le prix Femina et s'est vendue à plus de 200 000 exemplaires toutes éditions confondues. Ce succès confirme sa place parmi les écrivains majeurs de sa génération, et ses enquêtes continuent de captiver un large public.



