Guy Martinez, une vocation d'écrivain révélée à 70 ans
À 74 ans, Guy Martinez incarne une belle histoire de vocation tardive. Cet ancien cadre de La Poste, diplômé en droit et pur Cévenol, s'est découvert écrivain sur le tard, à l'âge de 70 ans. Présenté par Patrick Gagnaire de l'association Les Amis du livre, il a rencontré son public à la médiathèque La Bergerie de Saint-Privat-des-Vieux, dans le Gard, pour échanger sur son parcours atypique.
Une retraite consacrée à l'écriture
"Activité purement fortuite, j'écris depuis que je suis à la retraite !", confie Guy Martinez, père de deux enfants et grand-père de cinq petits-enfants. Après une carrière professionnelle bien remplie, il a d'abord aidé son fils entrepreneur avant de se tourner vers l'écriture. "Je dois reconnaître que ça pesait parfois dans les bras", admet-il concernant cette première activité de retraité.
C'est par pur dérivatif qu'il s'est lancé dans l'écriture. "Je me suis mis à écrire un livre sur mon enfance. Je l'ai offert à mes enfants pour Noël. Très étonnés, je me suis aperçu alors, qu'avec les mots j'arrivais à toucher les autres". Encouragé par ses amis à persévérer, il a ainsi commencé sa nouvelle vie d'écrivain à 70 ans.
Passeur de mémoire cévenole
Amoureux des Cévennes, Guy Martinez sillonne la région lors de randonnées. C'est lors de ces promenades qu'il a pris conscience d'un patrimoine en voie de disparition. "Je me rendais compte que beaucoup de choses partaient dans l'oubli. Des installations minières et industrielles, couvertes de ronces, bientôt de l'archéologie. Le temps s'oublie, ça va se perdre".
Cette période du XIXe siècle l'intéresse particulièrement. "N'étant pas historien, de belles histoires à situer dans ces périodes-là, c'est un peu mon challenge. Écrire des livres au travers du romantisme, pour arriver à faire découvrir un pan d'histoire de la région".
Une œuvre qui s'enrichit
Pour ce passeur de mémoire, l'écriture des manuscrits s'est enchaînée naturellement. Parmi ses œuvres figurent Le mas de La Luzette, Le précipice des humbles et Des fleurs sur le lisier, son dernier roman. "Toujours, sur le conseil d'amis, un livre de Nouvelles en préparation", précise-t-il.
Guy Martinez se définit davantage comme conteur que romancier. Il résume ainsi sa démarche : "Des romans avec l'Histoire pour décor. Quoi de mieux pour s'imprégner du caractère des peuples."
Ce qui le motive avant tout, c'est la capacité à émouvoir. "Procurer des sentiments est très agréable, et puis c'est venu du fait que je lisais beaucoup de livres de la plupart des auteurs régionaux". Une belle leçon de vie qui montre qu'il n'est jamais trop tard pour découvrir et partager sa passion.



