Le Festival littéraire de Gonfaron, qui a célébré sa douzième édition du samedi 13 au dimanche 14 juin 2025, n'a pas rencontré le succès escompté. Pourtant, l'organisation était millimétrée, avec des rencontres d'auteurs, des invités de qualité et des animations originales, le tout sous un barnum place de la Victoire. Mais la chaleur suffocante a découragé les visiteurs, sauf en soirée.
Une météo capricieuse en cause
Anaïde der Agobian, présidente de l'association organisatrice La Revanche de l'âne, a exprimé son amertume : « C'est la faute de la météo. La chaleur a perturbé les visiteurs. Notre programmation était pourtant riche et éclectique, avec de nombreuses rencontres littéraires et des conférences. Les chaises longues prévues pour les « siestes littéraires » n'ont pas non plus convaincu. En revanche, la soirée affichait complet pour la projection en plein air du film Naïs, de Raymond Leboursier et Marcel Pagnol. Ce dimanche, les visiteurs se sont un peu plus déplacés. »
Des moments forts malgré tout
L'affluence était notable devant Boris Cyrulnik, pour un échange animé par Laurence Thomas. Le neuropsychiatre, père du concept de résilience, a abordé le thème « Comment nous re-civiliser face à la dé-civilisation » avec une clarté qui a rendu chaque auditeur lucide et intelligent. Alain Laplante a animé deux rencontres au Cercle des travailleurs : l'une avec Guillaume Coudray, journaliste d'investigation dénonçant les dérives de l'alimentation moderne, et l'autre avec Danièle Bedert-Laupêtre, dont la poésie résonne comme une musique intime.
Un concours de lecture pour les jeunes
Les écoliers de Cœur du Var ont participé à la finale du concours de lecture à voix haute « Donne de la voix ». Douze participants ont été récompensés : Kalissy Fronteri (Gonfaron) chez les novices CP-CE1, Charlie Merlatti (Gonfaron) chez les confirmés CE2-CM1, Lilou Masclaux-Machu (Les Mayons) chez les experts CM2-6e, et Melynn Dubot (collégienne au Luc) chez les élites 5e. La remise des prix s'est déroulée en présence du maire Thierry Bongiorno et du principal Joël Maillot.
Un final théâtral et des perspectives
Le festival s'est achevé par une pièce de la compagnie Juste en face-Timber, vivante et familiale. Anaïde der Agobian et sa dizaine de bénévoles réfléchissent déjà à une date différente pour l'année prochaine : « Les auteurs présents apprécient notre festival à dimension humaine. La rencontre et le partage y sont une invitation constante. »



