Bayonne : le succès fou des murder parties immersives dans un bar clandestin des Années folles
Bayonne : le succès fou des murder parties dans un bar des Années folles

Bayonne : immersion totale dans une murder party au cœur des Années folles

Sarah de Sales et Mikel Laborde ont créé une expérience unique à Bayonne : une murder party immersive qui transporte les participants dans le huis clos d'un bar clandestin des Années folles. Leur concept, qui mêle jeu de rôle, enquête et ambiance vintage, rencontre un succès immédiat, avec des sessions régulièrement complètes depuis leur lancement en décembre et janvier.

Un lieu chargé d'histoire pour une immersion parfaite

L'ancien bar Prohibido, situé au 3b rue Pelletier à deux pas de l'esplanade Roland-Barthes, sert de décor naturel à ces soirées exceptionnelles. « C'était impératif, le lieu s'y prêtait parfaitement », s'exclame Mikel Laborde, coorganisateur et maître du jeu. Ce local, qui appartient à la peña Kerriko et reste vide 360 jours par an, a retrouvé une seconde vie grâce à l'initiative de Sarah de Sales, compagne de Mikel et instigatrice du projet.

Plus de 200 heures de préparation pour un scénario sur mesure

L'élaboration du premier scénario a demandé entre 200 et 300 heures de travail minutieux. « On continue de l'améliorer à chaque session, c'est quelque chose d'assez dense », confie Mikel Laborde. Chaque rôle est soigneusement lié à celui du maître du jeu, et chaque mission s'articule avec les autres pour garantir une narration fluide. « Si jamais il y a quelque chose qui n'est pas clair pour le joueur, cela peut nuire à son expérience », précise-t-il.

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Un jeu d'enquête grandeur nature

Dans cette murder party immersive, chaque participant incarne un personnage avec sa propre histoire, héritant du statut d'innocent ou de meurtrier. Les innocents doivent analyser les indices, interroger les autres joueurs, déjouer pièges et mensonges, tandis que les meurtriers tentent de ne pas se faire démasquer tout en éliminant des participants par des phrases codées ou des gestes précis. Le débat final révèle les coupables.

Contrairement au Cluedo ou aux escape games, chaque joueur reçoit dès le début une carte avec l'identité du personnage qu'il va incarner. Un système d'actions à accomplir encourage les interactions entre participants : « Si une de ces missions est réalisée, on peut obtenir un indice qui permet d'engranger davantage d'informations ».

Adaptation et immersion renforcée

Si une partie idéale rassemble entre 35 et 40 participants, les organisateurs adaptent leur scénario en fonction du nombre, pouvant accueillir jusqu'à 50 personnes lors de soirées spécifiques. Les joueurs incarnent des célébrités, danseuses, mécènes ou gangsters représentant l'élite artistique et mondaine des Années folles. Pour renforcer l'immersion, un simple détail vintage dans la tenue (franges, gants, bretelles, nœuds papillon) rapporte un point bonus.

Une expérience sociale accessible à tous

Avant d'attribuer les rôles, un formulaire permet d'adapter l'expérience à chaque personnalité. « Ce jeu est adapté à tout type de personnalité », assure Mikel Laborde. « On demande aux gens s'ils sont plutôt introvertis ou extravertis. Si certains éprouvent des difficultés à s'exprimer en public, on va leur donner des rôles plus simples ». Même les plus timides sont intégrés, car les autres joueurs viennent naturellement vers eux pour négocier, élaborer des plans ou former des alliances.

Le côté social de l'expérience est particulièrement mis en avant : « Les gens sont là pour passer un bon moment. Il y en a qui réservent une partie et viennent seuls parce qu'ils savent qu'ils vont échanger avec une quarantaine de personnes », observe Mikel Laborde. « Contrairement à Bordeaux ou à Paris, le fait d'aller à la rencontre d'inconnus de cette manière-là n'existe pas vraiment chez nous ».

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Développement et prochaines dates

À terme, le couple espère déployer son concept sur Pau, Dax, entre Hendaye et Saint-Jean-de-Luz ou dans le sud des Landes, ce qui nécessitera de recruter des game masters supplémentaires. En attendant, les prochaines dates bayonnaises sont déjà programmées : le 27 février ainsi que les 6 et 7 mars. La session du 28 février affiche déjà complet. Au total, trois murder parties ont déjà été organisées à Bayonne, et quatre nouvelles dates sont prévues entre février et mars.

Tarif : 47 euros, comprenant la participation à la murder party ainsi qu'un apéritif dînatoire avec boissons non alcoolisées.