Une passion précoce pour la danse
À seulement 8 ans, Lily, jeune habitante de Poussan dans l'Hérault près de Sète, nourrit déjà un rêve bien précis : devenir danseuse étoile. Cette passion qui anime son quotidien l'a conduite à se qualifier pour l'un des plus prestigieux concours de danse au monde, la Dance World Cup 2026 qui se tiendra à Dublin en juin prochain.
Un entraînement intensif et rigoureux
La danse rythme littéralement chaque journée de la jeune Lily. Elle consacre actuellement quinze heures par semaine à sa discipline, réparties entre les mardis et samedis, au sein de deux écoles différentes : Art'monie à Villeneuve-lès-Maguelone et Eskal Danse à Lansargues. Son emploi du temps hebdomadaire est chargé :
- Mardi : cours de pointes en classique
- Mercredi : cours de concours, classique et jazz
- Jeudi : cours pour les concours
- Vendredi : classique
- Samedi : barre à terre, pointes et cours de concours
Sa mère Marion explique : "Elle danse depuis qu'elle a 3 ans. Nous étions en région parisienne quand elle a commencé, pendant un an, puis nous sommes venus à Poussan et elle n'a jamais arrêté." Les concours font partie intégrante de son parcours depuis l'âge de 6 ans, bien que la plupart ne soient accessibles qu'à partir de 8 ans.
Une préparation physique minutieuse
Face à cette sollicitation physique importante, Lily bénéficie d'un suivi médical complet auprès de plusieurs spécialistes : pédiatre, podologue et ostéopathe. Un point particulier mérite attention : elle a commencé la danse sur pointes dès l'âge de 6 ans, avec l'accord unanime des médecins et de ses professeures, alors que l'âge habituel recommandé est de 8 ans.
Une particularité logistique s'ajoute à son parcours : avec une pointure inférieure à 32, ses chaussons de pointes doivent être spécialement commandés en Russie. "Et comme elle s'entraîne beaucoup et que son pied continue de grandir, il faut les changer assez souvent", précise sa mère avec un sourire.
La route vers Dublin et au-delà
Pour participer à la Dance World Cup, le processus de sélection est exigeant. Il faut envoyer une vidéo de sa chorégraphie dans la catégorie appropriée - pour Lily, celle des "minis" de 9 ans et moins. En 2025, ce concours avait rassemblé 8 500 danseurs venus de 62 pays différents.
"Ce sont mes deux professeures de danse Manon et Virginie qui ont créé les chorégraphies et après on a tourné les vidéos avec les costumes dans les salles de danse où je m'entraîne habituellement", explique la jeune danseuse. Sa persévérance a porté ses fruits : elle a été sélectionnée en jazz et en classique pour la première finale qui se tiendra le 8 juillet à Dublin, avec l'espoir d'accéder à la grande finale quelques jours plus tard.
Un équilibre entre passion et scolarité
Malgré cet engagement sportif intense, Lily ne néglige pas sa scolarité. "J'essaye d'avoir de très bonnes notes à l'école pour aller faire le stage de six mois à l'Opéra de Paris", confie-t-elle. Ses parents la soutiennent à 100% dans cette double quête d'excellence, tant artistique qu'académique.
Entre avril et mi-mai, son calendrier est particulièrement chargé avec un concours chaque week-end. Mais cette cadence soutenue ne semble pas décourager la jeune passionnée, bien au contraire. Peut-être verra-t-on un jour cette petite Poussannaise réaliser son rêve et devenir un véritable petit rat de l'Opéra, transformant sa passion précoce en destin artistique accompli.



