« The Bride » de Maggie Gyllenhaal : une critique glaçante d'un pastiche raté
« The Bride » : critique d'un pastiche raté et glauque

« The Bride » : une réinterprétation décevante d'un classique horrifique

Après les succès de « Hurlevent » et « Barbie », la Warner Bros. a une nouvelle fois confié à une réalisatrice la mission de redonner vie à une héroïne iconique malmenée par le patriarcat. C'est ainsi que l'actrice Maggie Gyllenhaal s'est attelée à revisiter « La Fiancée de Frankenstein », suite réalisée par James Whale et sortie en 1935. Le film, intitulé « The Bride », est sorti en salles le 4 mars 2026 et dure 2 heures et 5 minutes.

Un casting prestigieux pour une histoire sombre

Le film met en scène Jessie Buckley dans le rôle d'Ida, une femme tuée par la mafia et ramenée à la vie par une scientifique brillante, interprétée par la sublime Annette Bening. Cette résurrection est orchestrée sous l'insistance d'un monstre rapiécé et puceau, joué par un Christian Bale débridé. L'intrigue se déroule en 1935, plongeant le spectateur dans une atmosphère rétro et macabre.

Maggie Gyllenhaal, en tant que réalisatrice, tente de créer un pastiche en assemblant des éléments empruntés à des œuvres cultes comme « Sailor et Lula », « Bonnie and Clyde », « The Rocky Horror Picture Show » et « Freaks ». Le résultat est un mélange électrisant, comme « deux doigts dans du 220 volts », selon l'expression utilisée dans la critique originale.

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Des ambitions féministes non abouties

Malgré les intentions affichées, « The Bride » échoue à être véritablement féministe ou subversif. Le film, plutôt que de proposer une critique mordante du patriarcat, sombre dans le glauque et le gore. Les scènes, souvent choquantes, ne parviennent pas à transcender le simple effet de surprise pour offrir une réflexion profonde.

La performance de Jessie Buckley, sous acide, et celle de Christian Bale, bien que remarquables, ne suffisent pas à sauver un scénario qui manque de cohérence et de force narrative. Le film se contente d'accumuler les références sans parvenir à les intégrer de manière harmonieuse.

Une critique sans concession

La critique, signée Xavier Leherpeur et publiée le 4 mars 2026, attribue une note de ★☆☆☆☆ au film, soulignant son échec à atteindre ses objectifs. « The Bride » est décrit comme une œuvre qui, loin d'être innovante ou provocante, se révèle simplement dérangeante et violente sans raison valable.

En résumé, ce long-métrage, bien que porté par un casting de qualité et des ambitions louables, ne parvient pas à convaincre. Il reste un pastiche maladroit, plus intéressé par les effets spectaculaires que par le fond, laissant le spectateur avec un sentiment d'inachevé et de malaise.

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