Le film "Romeria", réalisé par Carla Simón, sort cette semaine dans les cinémas de Mende et Saint-Chély-d'Apcher. La critique de Fabrice Andrivon, publiée dans Midi Libre, souligne les qualités et les défauts de cette œuvre.
Un récit autobiographique sur la quête des origines
Le film suit Marina, une jeune étudiante au passé tourmenté, qui part à la recherche de ses origines. Cette quête la mène aux confins d'une situation familiale douloureuse, marquée par des dénis et des rancœurs. L'histoire, en partie autobiographique, est intéressante et souvent émouvante.
Des défauts qui gênent
Malgré son potentiel, "Romeria" peine à convaincre pleinement. Les personnages secondaires (grands-parents, oncles, cousins) manquent de nuances et de profondeur. Les flash-back sont jugés inutiles et maladroits, la symbolique trop appuyée, les dialogues plats et la mise en scène peu originale. On suit les aventures de Marina avec compassion, mais on s'en détache facilement une fois le générique terminé.
Des atouts indéniables
Cependant, ces défauts sont compensés par la belle interprétation de l'actrice principale, le soin apporté à la reconstitution des années 80 et le regard impliqué sur le sida. L'atmosphère ensoleillée et estivale, ainsi que l'optimisme et l'humanisme qui émanent du film, apportent une touche de délicatesse et d'émotion. La cinéaste sensible parvient à créer une œuvre touchante, même si elle reste un peu oubliable.
En somme, "Romeria" est un film qui oscille entre qualités et défauts, porté par une interprétation remarquable et une ambiance estivale, mais qui manque de profondeur dans ses personnages et sa mise en scène.



