Durant l'été, « TéléObs » scrute les grands motifs et les petits détails qui fondent l'identité d'une série majeure, d'hier ou d'aujourd'hui. Cette semaine, place à « Ripley », disponible sur Netflix, qui met en scène un imposteur insaisissable dans les clairs-obscurs d'une Italie en noir et blanc. L'article, signé Marie-Laure Michelon, a été publié le 22 août 2026 à 17h45.
La dolce vita en noir et blanc
Oubliez le bleu de la Méditerranée et les peaux dorées de « Plein soleil » (1960), de René Clément, ou du « Talentueux Mr Ripley » (1999), d'Anthony Minghella. Pour cette nouvelle adaptation de « Monsieur Ripley », le roman de Patricia Highsmith publié en 1955, Steven Zaillian et son directeur de la photographie ont choisi un tout autre parti pris esthétique. L'Italie y apparaît en noir et blanc, dans des clairs-obscurs qui servent le récit d'une imposture.
La série suit les pas de Tom Ripley, personnage insaisissable, interprété par Andrew Scott. L'acteur incarne ce manipulateur qui aspire à la vie des autres, un thème central de l'œuvre de Highsmith. Le choix du noir et blanc n'est pas anodin : il confère à l'ensemble une atmosphère intemporelle et trouble, éloignée des représentations touristiques habituelles de l'Italie.
Une adaptation fidèle et singulière
Cette nouvelle version, portée par Steven Zaillian, s'inscrit dans la lignée des adaptations du roman, mais s'en distingue par son approche visuelle et son rythme. Là où les versions précédentes misaient sur la couleur et la lumière, « Ripley » privilégie l'ombre et la texture. Le résultat est une plongée dans l'esprit d'un personnage complexe, à la fois fascinant et repoussant.
Le récit, centré sur l'usurpation d'identité, interroge le désir de l'ailleurs et la fascination pour une vie rêvée. La série explore les méandres de la psyché de son héros, entre séduction et danger. Les critiques ont salué la performance d'Andrew Scott, qui incarne avec justesse ce rôle ambigu.
Un succès critique et public
Diffusée sur Netflix, « Ripley » a rapidement trouvé son public. La série bénéficie d'une mise en scène soignée et d'une photographie remarquable, qui contribuent à son identité forte. Les abonnés de la plateforme ont pu découvrir cette nouvelle interprétation de l'œuvre de Patricia Highsmith, qui continue de fasciner par sa modernité.
Le décryptage de « TéléObs » s'inscrit dans une série estivale consacrée aux grandes séries, d'hier et d'aujourd'hui. Après « Only Murders in the Building », « The White Lotus » ou encore « Squid Game », c'est au tour de « Ripley » d'être passé au crible. L'objectif : mettre en lumière les motifs et les détails qui font l'identité d'une œuvre majeure.
Cet épisode, le treizième de la série « Un style, une série », est réservé aux abonnés. Le quatorzième et dernier épisode de la série estivale sera bientôt disponible, poursuivant cette exploration des séries qui marquent leur époque. En attendant, les spectateurs peuvent se plonger dans l'univers trouble de Tom Ripley, disponible sur Netflix.



