« Plus forts que le diable » : une comédie noire d'une vacuité sidérante
« Plus forts que le diable » : une comédie noire vide

« Plus forts que le diable » : une comédie noire qui peine à convaincre

Le réalisateur Graham Guit revient sur le devant de la scène cinématographique avec « Plus forts que le diable », une comédie noire française sortie en salles le 25 mars 2026. Avec un casting composé de Melvil Poupaud, Asia Argento et Marine Vacth, le film d'une durée d'une heure vingt-quatre minutes suscitait pourtant de l'attente. Malheureusement, l'œuvre déçoit profondément par sa vacuité sidérante et ses références qui semblent tout droit sorties d'un autre temps.

Un retour en arrière décevant

Il y a près de trente ans, Graham Guit se faisait remarquer avec des films comme « Le Ciel est à nous » et « Les Kidnappeurs ». Ces œuvres, souvent qualifiées de « tarantinades », tentaient d'importer en France le fun, le nerf et l'audace des grandes comédies noires américaines de l'époque. Une ambition jeune et arrogante qui avait marqué les esprits.

Avec « Plus forts que le diable », le réalisateur reprend le thème des arnaques sanglantes commises par une bande de losers chics. Melvil Poupaud, fidèle collaborateur de Graham Guit depuis ses débuts, y côtoie Marine Vacth dans des rôles d'antihéros foireux. Pourtant, loin de l'esprit de « Pulp Fiction », le film s'apparente davantage à « Hibernatus » par son ton et son approche.

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Des blagues et des manières d'un autre temps

Le principal défaut de cette comédie noire réside dans son manque total de modernité. Les blagues de Toto et les manières de roquet des personnages renvoient à des aspirations d'un autre siècle, comme si le monde s'était arrêté de tourner. Cette nostalgie mal placée pourrait presque constituer un atout charme dans un autre contexte, mais ici, elle ne fait qu'accentuer l'impression de vide.

La sidérante vacuité de ce bidule cinématographique écrase tout sur son passage. Aucune profondeur, aucun véritable enjeu, juste une succession de scènes qui peinent à susciter l'intérêt du spectateur. Même les performances des acteurs, pourtant talentueux, semblent étouffées par un scénario sans relief et une réalisation sans inspiration.

Une œuvre qui rate sa cible

Alors que les comédies noires contemporaines cherchent souvent à mêler humour et réflexion sociale, « Plus forts que le diable » se contente de recycler des formules éculées sans y apporter la moindre innovation. Le film de Graham Guit donne l'impression d'être resté bloqué dans les années 1990, sans comprendre que le cinéma a évolué depuis.

Les références à « Pulp Fiction » sont totalement absentes, remplacées par un humour potache qui ne fait plus rire personne. Même les moments censés être dramatiques ou tendus tombent à plat, victimes d'un traitement superficiel et d'un manque évident de conviction.

En définitive, « Plus forts que le diable » représente une occasion manquée pour Graham Guit de renouer avec le succès de ses débuts. Entre les blagues dépassées et la vacuité générale de l'œuvre, le spectateur ressort de la salle avec un sentiment de frustration et d'incompréhension face à un film qui n'arrive pas à trouver son identité.

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