Park Chan-wook, président du jury de Cannes, dénonce la censure des financeurs
Park Chan-wook dénonce la censure des financeurs à Cannes

Le réalisateur sud-coréen Park Chan-wook, président du jury du 78e Festival de Cannes, a vivement critiqué le rôle des financeurs dans la censure cinématographique. Lors d'une conférence de presse tenue ce lundi, il a déclaré que « les financeurs sont les premiers censeurs », soulignant leur influence sur les choix artistiques.

Une liberté créative menacée

Park Chan-wook, connu pour des films comme Old Boy ou Decision to Leave, a expliqué que les contraintes financières imposées par les producteurs et les investisseurs limitent souvent la liberté des cinéastes. « Avant même que le public ne voie un film, les financeurs ont déjà décidé de ce qui est acceptable ou non », a-t-il affirmé.

L'impact sur la diversité culturelle

Le cinéaste a également alerté sur les conséquences de cette censure économique sur la diversité culturelle. Selon lui, les projets audacieux ou expérimentaux peinent à trouver des soutiens, ce qui appauvrit le paysage cinématographique mondial. « Le cinéma doit rester un espace de liberté et de dialogue, pas un produit standardisé », a-t-il insisté.

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Un appel à l'industrie

Park Chan-wook a appelé les professionnels du secteur à repenser leurs modèles de financement pour préserver l'indépendance artistique. Il a proposé la création de fonds dédiés aux projets innovants, gérés par des comités indépendants. « Nous devons protéger les voix singulières, car ce sont elles qui font avancer le cinéma », a-t-il conclu.

Le Festival de Cannes se tiendra du 17 au 28 mai, avec une sélection qui promet de refléter cette diversité tant défendue par son président.

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