« Orphelin » de Laszlo Nemes : un film ambitieux mais étouffant sur l'après-guerre
« Orphelin » de Nemes : un film ambitieux mais étouffant

« Orphelin » de Laszlo Nemes : une œuvre ambitieuse mais oppressante

Le cinéaste hongrois Laszlo Nemes, âgé de 48 ans, avait profondément marqué la scène cinématographique en 2015 avec son premier film, « Le fils de Saul ». Cette œuvre, qui suivait deux journées de la vie d'un juif hongrois à Auschwitz, était tournée caméra à l'épaule, créant une immersion intense et bouleversante. Aujourd'hui, son troisième long-métrage, « Orphelin », suscite des réactions plus mitigées, laissant les spectateurs dans un état de perplexité.

Un brio formel au service d'un récit sombre

Dans « Orphelin », on retrouve le brio formel caractéristique de Nemes, avec une mise en scène rigoureuse et lugubre, ainsi que des plans soigneusement composés. Cependant, ces qualités techniques semblent servir un récit qui s'enfonce dans un dolorisme démonstratif, étouffant progressivement l'émotion initiale. Le film, d'une durée de deux heures et quart, plonge le spectateur dans une atmosphère pesante et sans répit.

L'histoire poignante d'Andor, inspirée de faits réels

Le récit suit Andor, interprété par Bojtorjan Barabas, un jeune adolescent juif orphelin de père, caché pendant la Seconde Guerre mondiale. Dans les années 1950, il découvre que son père n'est pas son père biologique, puis voit sa mère tomber sous l'emprise d'un prédateur monstrueux, joué par Grégory Gadebois. Cette histoire s'inspire directement de la vie du père du cinéaste, ajoutant une dimension personnelle et authentique aux faits présentés.

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Malgré la réalité des événements, la question se pose : fallait-il à ce point étouffer le spectateur ? Au début du film, on est ému par le destin tragique d'Andor, mais à la fin, on ressent une sensation de suffocation, comme si le poids des épreuves devenait insupportable. « Orphelin » de Laszlo Nemes, avec Bojtorján Barabas, dure 2 heures et 13 minutes et sort en salles le 11 mars.

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