Monica Bellucci est prodigieuse dans Histoires de la nuit de Léa Mysius, présenté en compétition au Festival de Cannes. Bien que ce thriller haletant soit un film choral où elle donne la réplique à Hafsia Herzi, Benoît Magimel et Bastien Bouillon, tous impeccables, on aimerait la voir récompensée pour sa prestation. « Ce serait trop pour moi ! », s’exclame-t-elle avec un sourire magnifique.
Un rôle à fleur de peau
Elle incarne une artiste peintre entraînée malgré elle dans un engrenage mortel et apparaît sans maquillage, donnant libre cours à son naturel et à sa fragilité. « À partir d’un certain âge, une femme devient transparente, dit-elle. Je n’aurais pas pu jouer ce rôle quand j’avais 30 ou 40 ans. » Transparente, Monica Bellucci ne l’est pas. Elle dégage un charme persuasif allié à une grande douceur.
Le Cannes de Monica B.
« J’ai connu plusieurs moments inoubliables à Cannes, raconte-t-elle. Je me souviens, bien sûr, d’Irréversible de Gaspar Noé. C’était un moment fantastique où j’ai vécu tout et son contraire : l’amour, la haine, la réussite et la félicité. » Moins polémique mais fort réussi, Histoires de la nuit séduit par sa tension, offrant à l’actrice un très beau rôle.
« J’aime beaucoup le cinéma de genre, mais j’aime aussi le cinéma en général, dit-elle. Je suis une personne qui adore le cinéma et qui y va souvent. Il y a des choses qui me transportent, qui me font plaisir quand la lumière s’éteint dans la salle. C’est une émotion d’être là, à Cannes, pour vivre cette expérience. » Elle la partage avec le public qui découvrira le film en salle le 16 septembre prochain.



