Ancienne professeure de français, Éliane Laurenci-Obrecht a construit sa vie autour des arts et du théâtre en particulier. Rencontre avec une passionnée qui signe la programmation du festival de théâtre amateur Mai en scène, à Toulon, du 21 au 24 mai.
Une enfance imaginative
Depuis son enfance, le théâtre fait partie de sa vie. « J’étais une petite fille assez seule, mais je ne me suis jamais ennuyée, raconte-t-elle. J’étais très imaginative. C’est mon père, un autodidacte cultivé, qui m’a ouverte à la culture. Je lisais beaucoup et je mettais en scène mes amies dans la cour de récréation. »
De l’enseignement à la scène
Après des études de Lettres, elle devient professeure de français, une vocation qu'elle découvre sur le tard. « Je me suis passionnée pour la pédagogie, pour donner des outils de compréhension aux élèves, leur permettre de s’épanouir. Enseigner, ce n’est pas balancer son savoir, c’est créer une stimulation pour révéler le potentiel de chacun. »
Les ateliers théâtre au collège Ravel
Dès son arrivée comme enseignante, elle crée un club de théâtre entre midi et deux, qui devient rapidement un atelier. « L’idée était de favoriser les échanges entre élèves de différents âges et de leur montrer qu’il existe autre chose que le répertoire classique. »
Une retraite active
En 2011, elle prend sa retraite, mais ses liens avec le théâtre perdurent. Elle continue son atelier au collège, sollicitée par la nouvelle directrice. Le centre culturel et social de Toulon lui confie la création de Mai en scène, un festival au double objectif : attirer un public peu habitué au théâtre et offrir une scène aux compagnies amateurs. Elle devient également présidente de l’association Théâtre de la Méditerranée/Comedia, où elle noue une amitié avec le directeur André Neyton et sa fille Sophie. Elle s’investit aussi dans l’association Dante Alighieri.
Sur scène et en chœur
Bien que souvent dans l’ombre, Éliane monte aussi sur scène. Elle a créé sa compagnie Lorelie en janvier 2025 et a monté des pièces comme La Légende d’une vie de Stefan Zweig ou Les Pâtissières de Jean-Marie Piemme. « J’aime les pièces qui mêlent émotion, humour et réflexion. Le théâtre est fait pour nourrir la pensée. »
Parallèlement, elle développe une passion pour le chant, devenant présidente de Vox Cantaria, une chorale de gospel et de jazz. « Le chant apporte une dimension différente. En chœur, il oblige à être attentif aux autres, ce qui provoque une élévation extraordinaire. »



