Laura Calu : improvisation et franc-parler avant son dernier show à Sanary
Laura Calu : improvisation et liberté avant Sanary

Laura Calu : l'improvisation comme arme scénique avant Sanary

Armée de son casque de gladiateur, Laura Calu s'apprête à entrer dans l'arène du théâtre Galli à Sanary pour une représentation de son spectacle « Senk ». Après plus de 200 représentations, l'humoriste entame la dernière ligne droite de ce succès, marqué par des salles combles et un public conquis, notamment à Avignon.

Un spectacle évolutif et une soif de renouveau

« Senk » a dépassé les attentes de Laura Calu, attirant un nouveau public grâce au bouche-à-oreille. Cependant, l'artiste, désormais installée près de Toulouse, ressent le besoin de tourner la page. « Je sens que c'est la dernière année. J'ai besoin d'écrire autre chose et de pousser le propos plus loin », confie-t-elle, évoquant un désir de renouvellement artistique.

L'art noble de l'improvisation au cœur du rire

Pour ces ultimes performances, Laura Calu mise sur l'improvisation, qu'elle considère comme une force. « J'adore l'improvisation. Sans être prétentieuse, je pense avoir le truc », déclare-t-elle. Contrairement à certains humoristes qui cherchent le clash, elle construit des histoires à partir de thèmes suggérés par le public, dans un esprit proche des ligues d'improvisation.

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Cette aisance, elle la doit à ses cours de théâtre et à un entraînement régulier. « C'est une sorte de muscle : plus on en fait, mieux on le fait », explique-t-elle, décrivant un processus mental où une partie de son cerveau gère le texte écrit tandis que l'autre anticipe les improvisations.

Liberté de ton et distance des réseaux sociaux

Le franc-parler de Laura Calu est une marque de fabrique, mais il lui attire parfois des critiques, notamment en ligne. « Déjà, le fait d'être une femme, c'est un problème. Alors une femme qui s'exprime… », souligne-t-elle, critiquant ce qu'elle appelle le « féminisme marketing » des réseaux sociaux.

Elle aspire à se détacher de ces plateformes, jugées trop axées sur les algorithmes au détriment de la qualité. « Aujourd'hui, je n'ai plus envie de faire des personnages pour ces vidéos. Le système a changé : ce n'est plus la qualité qui prime », regrette-t-elle, préférant la reconnaissance directe du public lors de ses spectacles.

Un avenir artistique tourné vers la poésie

Malgré la fin de « Senk », Laura Calu ne compte pas s'arrêter. Elle envisage déjà un nouveau spectacle, plus personnel et poétique. « J'ai envie d'aller vers quelque chose de plus poétique », annonce-t-elle, promettant de continuer à mêler stand-up, personnages et improvisation pour offrir des performances riches et engagées.

Rendez-vous est donné le 25 avril à 20h30 au théâtre Galli à Sanary pour découvrir cette artiste inclassable, toujours prête à défier les conventions avec humour et authenticité.

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