King and Conqueror : une plongée dans les origines de la bataille d'Hastings
Le 14 octobre 1066, à Hastings, Guillaume, duc de Normandie, bientôt surnommé le Conquérant, a défait les armées de Harold Godwinson, le dernier roi anglo-saxon d'Angleterre, pour s'emparer du trône. Cette bataille décisive a marqué le début d'une transformation profonde de la société anglaise et a influencé le destin de l'Europe pour le millénaire à venir. Immortalisée par la célèbre tapisserie de Bayeux, cette période historique sert de point de départ à la série britannique King and Conqueror, lancée le 12 février sur Canal +.
Les racines d'un conflit historique
Dans le prologue de la série, les deux adversaires s'affrontent brièvement en duel avant d'être ramenés « des années plus tôt » aux origines de leur rivalité. À cette époque, l'Angleterre jouit d'un répit relatif après des années de guerre civile. Harold, interprété par James Norton, n'est alors que le cadet du puissant comte de Wessex. Il tente de convaincre son père des attaques malveillantes des Merciens, leurs voisins, mais en vain. Son père refuse de remettre en cause la paix à l'approche du couronnement d'Édouard le Confesseur, qui a épousé sa fille, assurant ainsi à sa famille une position privilégiée au sein du pouvoir.
De l'autre côté de la Manche, Guillaume, joué par Nicolaj Coster-Waldau, s'interroge sur les motivations de son cousin éloigné, Édouard, qui l'invite à la cérémonie. Pourquoi son ami et mentor, le roi Henri de France, tente-t-il de l'en dissuader ? Ces questions trouvent leurs réponses dans de vieilles rancunes, de nouvelles trahisons et dans la soif éternelle de pouvoir qui s'installe après la mort d'Édouard. Initialement alliés, Harold et Guillaume se retrouvent alors en conflit pour lui succéder.
Une production aux ambitions contrastées
Les amateurs de sang, de sueur, de larmes, de batailles et de manigances politiques trouveront certainement leur compte dans cette fresque en costumes, qui s'inspire de séries comme Game of Thrones. Cependant, la production ne parvient pas toujours à atteindre ses ambitions. Malgré un budget conséquent, certains spectateurs pourront déplorer le manque d'ampleur et de rythme du récit, ainsi que les grandes libertés prises avec les événements historiques.
Néanmoins, tous s'accorderont pour reconnaître le talent et le charisme des deux acteurs principaux. James Norton et Nicolaj Coster-Waldau portent avec force ces huit épisodes inégaux, grâce à leurs performances captivantes. Mais c'est surtout la performance des comédiennes qui marque les esprits. Juliet Stevenson, dans le rôle de la redoutable Lady Emma, mère d'Édouard, et Clémence Poésy, en Mathilde, la très stratège duchesse de Normandie, rendent justice à des figures féminines injustement oubliées par l'histoire. Elles incarnent parfaitement l'adage : derrière chaque grand homme se cache une femme.
Autres séries à ne pas manquer
En parallèle, Netflix propose De Belfast au Paradis, une comédie policière irlandaise signée Lisa McGee. Cette série suit trois amies quadragénaires, Saoirce, Robyn et Dara, qui se lancent dans une enquête rocambolesque après la mort suspecte d'une ancienne amie. Naviguant entre humour et réflexion sur l'amitié, cette production offre un divertissement addictif dans les magnifiques paysages irlandais.
Par ailleurs, Apple TV prépare la diffusion de Cape Fear, une série en 10 épisodes coproduite par Martin Scorsese et Steven Spielberg. Adaptée du roman Un monstre à abattre, elle met en scène Javier Bardem dans le rôle d'un criminel cherchant à se venger des avocats qui l'ont fait emprisonner, interprétés par Amy Adams et Patrick Wilson. Cette série promet d'être un thriller intense, à découvrir dès le 5 juin.



