« Junk World » : un film d’animation survolté entre érotisme et idéologie
Ceux qui se souviennent de « Junk Head », sorti en France en 2022, connaissent déjà l’univers de son créateur, savant fou d’une animation en stop motion mal élevée (et donc indispensable) dont l’imagination bricolée ne connaît aucune limite. Avec « Junk World », Takahide Hori pousse encore plus loin son esthétique débridée.
Dix mille ans avant le précédent volet, un groupe d’humains, de cyborgs et de clones explorent une planète étrange avant de tomber sous les coups des rebelles. On croit alors le récit achevé… Il recommence, démultiplié par les différents points de vue et répété dans une boucle temporelle.
Escadrons nazis SM, religion obscurantiste, symboles phalliques… En dépit d’un scénario parfois surtrépidant, l’univers de Hori frétille de fantasmes érotiques et de dénonciations idéologiques éminemment fréquentables. Le film, d’une durée de 1h45, sort en salle le 13 mai.
Notre critique : ★★☆☆☆



