Présente sur la Croisette pour dédicacer son ouvrage « Ensemble, on est plus fortes », l’actrice et réalisatrice Julie Gayet a partagé sa passion pour le cinéma, son engagement féministe et sa volonté de dialogue. Avant de monter les marches du Palais des Festivals, elle prenait le temps de signer des autographes. « On se voit à la Fnac ! », lui lance une dame. Rendez-vous tenu le mardi 21 mai au matin, sur la terrasse de l’enseigne culturelle, pour une rencontre-dédicace autour de son livre paru chez Stock.
Un festival à la croisée des arts à Rochefort
« Tourner, pour moi, c’est des vacances. On me dit que je suis belle toute la journée, on m’apporte un café… C’est un privilège immense », confie-t-elle avec humour, avant de révéler son amour pour la création. Depuis plusieurs années, elle développe à Rochefort (Charente-Maritime) le festival Sœurs Jumelles, dont la sixième édition se tiendra du 23 au 28 juin. Cet événement hybride mêle cinéma, musique, jeu vidéo, concerts et documentaires musicaux. « J’aime les passerelles », résume-t-elle, citant Woodkid, Cédric Klapisch, Camille ou Vanessa Paradis. « J’ai l’impression qu’aujourd’hui tout est polarisé. Si tu n’es pas avec moi, tu es contre moi. Moi, j’ai envie qu’on se rencontre, qu’on discute. »
Un féminisme rassembleur
Cette volonté de dialogue irrigue son engagement féministe. Huit ans après la montée des marches historique de Cannes, Julie Gayet constate des avancées, mais aussi des reculs. « La part de femmes réalisatrices de films en France est au plus bas depuis cinq ans », regrette-t-elle, citant les derniers chiffres du CNC. Pour autant, elle refuse les discours simplistes. « Je ne comprends pas pourquoi on oppose les uns aux autres. Un monde uniquement de femmes ou uniquement d’hommes, ce n’est pas intéressant. »
Un film sur Louise Michel en préparation
Son combat passe aussi par la fiction. Après avoir réalisé un téléfilm sur Olympe de Gouges diffusé sur France 2, Julie Gayet prépare un projet consacré à la révolutionnaire Louise Michel, dont le tournage devrait débuter en septembre. Une manière, dit-elle, de « faire connaître l’histoire des femmes au plus grand nombre ».



