Tournage à l'Opéra-Comédie : Jeremy Banster dirige son film comme un chef d'orchestre
Jeremy Banster tourne À bras le cœur à l'Opéra de Montpellier

Le tournage d'À bras le cœur investit l'Opéra-Comédie de Montpellier

Le rideau de l'Opéra-Comédie de Montpellier s'est levé sur un tournage exceptionnel. Jeremy Banster, entouré de son équipe technique et du compositeur Nathaniel Méchaly, a filmé plusieurs scènes de son deuxième long-métrage À bras le cœur dans ce temple du spectacle vivant. Le tournage, qui dure un mois entier, se déroule exclusivement en Occitanie et a bénéficié du soutien financier de la Région.

Une histoire d'amour marquée par les secrets familiaux

Le film relate l'histoire d'amour entre Hannah, interprétée par Alice Pol, et Ben, joué par Jeremy Banster lui-même. Elle est une universitaire brillante, lui un plongeur solitaire au passé mystérieux. Le père de Ben, Victor, violoncelliste, cache un secret enfoui qui menace leur relation. Le réalisateur explique : "C'est un film sur l'épigénétique. Nos cellules portent en mémoire les actions de nos aïeux et influent nos choix de façon inconsciente. Les grands-pères d'Hannah et Ben se sont rencontrés à Mauthausen."

Ce scénario original s'inspire en partie de l'histoire de l'arrière-grand-père de Jeremy Banster, Louis Buton, un résistant vendéen déporté à Mauthausen pendant la guerre. Un exemple inspirant qui a nourri l'écriture du film depuis de nombreuses années.

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Michel Jonasz remplace Tcheky Karyo dans le rôle du père

Initialement prévu pour Tcheky Karyo, le rôle du père de Ben est finalement incarné par Michel Jonasz. Le décès brutal de Tcheky Karyo à l'automne dernier avait plongé Jeremy Banster dans le doute. "Je n'avais plus goût à rien", confie-t-il. C'est grâce aux suggestions de Myriam Boyer et de la productrice Virginie Ogouz que le nom de Michel Jonasz est apparu comme une évidence.

La rencontre entre les deux hommes s'est déroulée de manière exceptionnelle. "C'est un homme d'une grande délicatesse et d'une grande humanité", souligne Jeremy Banster. L'histoire personnelle de Michel Jonasz, issu d'une famille d'origine juive hongroise marquée par la Shoah, résonne particulièrement avec les thématiques du film.

Nathaniel Méchaly compose la musique et double au violoncelle

Sur la scène de l'Opéra-Comédie, le violoncelle trône au centre, entre les mains de Nathaniel Méchaly. Le compositeur, qui avait déjà travaillé sur le premier film de Jeremy Banster La vie pure, assure à la fois la composition de la musique et le doublage au violoncelle pour Michel Jonasz. L'instrument devient ainsi le fil rouge musical de ce long-métrage.

Jeremy Banster, véritable touche-à-tout, s'implique dans tous les aspects de la production. "Je prends plaisir à tout : chercher des fonds, écrire, jouer, travailler avec les techniciens, les musiciens... Je me sens comme un chef d'orchestre", explique-t-il avec passion.

Un tournage occitan qui se poursuit dans plusieurs villes

Après l'Opéra-Comédie, l'équipe de tournage a investi l'aéroport et la clinique Saint-Jean de Montpellier. Les prochaines étapes mèneront les cinéastes à Sète, Bages et Toulouse pour finaliser ce projet cinématographique ambitieux. Hasard du calendrier, Michel Jonasz se produira sur la scène de l'opéra Berlioz à Montpellier le 28 mars prochain, puis à Narbonne le lendemain.

Ce film, qui explore avec sensibilité les mémoires familiales et leurs répercussions sur le présent, promet d'offrir une réflexion profonde sur l'héritage et les choix inconscients qui façonnent nos vies.

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