« Oooooooh » : telle est la première réaction attendrie qui vient à l’esprit quand on découvre Bébé Yoda alias Grogu ! Ce gamin espiègle qui apprend à gérer ses pouvoirs de Jedi vole la vedette à Pedro Pascal dans Star Wars : The Mandalorian And Grogu, réalisé par Jon Favreau. Mando, le chasseur de primes, continue de s’initier au rôle de papa de substitution avec ce rejeton pas toujours facile, et leurs rapports constituent un élément clé de ce film réjouissant.
Un personnage qui s’émancipe
« Il était temps que Grogu s’émancipe et prenne autant de place que le Mandalorian, ce qui justifie le titre du film », explique Jon Favreau, créateur de la série Mandalorian diffusée sur Disney+. En quatre saisons depuis 2019, le « showrunner » a eu le temps de connaître ses personnages sur le bout des doigts. Ce personnage adorable est maintenant prêt à lutter contre l’Empire qui continue à se manifester clandestinement. Ce qui ne l’empêche pas de se livrer aux facéties d’un bambin malicieux.
Une star miniature
« On s’est vite rendu compte que Grogu était populaire auprès des fans, précise Jon Favreau. Cela n’a rien d’étonnant car Yoda l’était déjà. On a vite compris l’ampleur du phénomène grâce aux réseaux sociaux. » La puissance d’une icône de la culture populaire se mesure au fait qu’elle est connue même par les personnes qui ne l’ont jamais vue s’animer à l’écran. « Grogu est un bon moyen de faire connaître l’univers créé par George Lucas à un public qui était trop jeune pour voir les films, déclare John Favreau. Cette nouvelle génération l’a parfois découvert grâce aux jouets et est maintenant prête à partager ses aventures. »
La transmission au cœur de l’histoire
La transmission est tout autant sur l’écran que dans la vraie vie. Ce thème central cher à George Lucas depuis ses origines de la saga dans les années 1970 est toujours aussi présent en 2026. Jon Favreau a su allier la technologie actuelle au souffle épique des meilleurs Star Wars pour redonner de l’énergie à la saga. « La série nous a permis de peaufiner la dynamique entre les personnages, ce qui était un avantage considérable. C’était un merveilleux terrain d’expériences. On a notamment pensé aux Babycart, classiques du film de sabre japonais », insiste John Favreau. Non content d’être cinéphile, le réalisateur est aussi un spécialiste des sagas qui s’est illustré notamment chez Marvel, avec les deux Iron Man, avant de s’attaquer à Star Wars.
Des progrès techniques au service du personnage
Les progrès techniques ont également permis de rendre le petit E.T. plus agile et plus expressif. C’est d’autant plus notable que la plupart des protagonistes du film sont masqués (comme le Mandalorian) ou extraterrestres (on pense à un Hutt fort remarquable, grande découverte du film). Sigourney Weaver est l’une des seules humaines à se montrer à visage découvert. Les autres stars, comme Jeremy Allen White ou le réalisateur Martin Scorsese, ne prêtent que leurs voix. Tout est conçu pour donner la meilleure part au délicieux bonhomme vert dans ce western spatial où abondent robots et créatures.
Notre dossier Star Wars : l’aventure ne fait que commencer. Jon Favreau a clairement laissé entendre qu’il était déjà prévu que Grogu et Mando (ou l’inverse) reprennent la route des plateaux pour affronter de nouveaux méchants. On ne sait pas encore ni quand, ni comment mais le Mandalorian et Grogu reviendront et ce film donne clairement envie de les voir davantage.



