Philippe Lacheau révèle pourquoi Franck Dubosc a été coupé de Marsupilami
Le film Marsupilami de Philippe Lacheau aligne un casting prestigieux avec Jamel Debbouze, Jean Reno, Alban Ivanov, Gérard Jugnot et Didier Bourdon. Pourtant, un nom célèbre de la comédie française y figure sans vraiment y être : Franck Dubosc. L'acteur emblématique de Camping a bien tourné pour cette production de la bande à Fifi, qui connaît un excellent démarrage au box-office, mais il a été intégralement coupé au montage final.
Un problème de rythme justifie cette décision difficile
Dans une interview accordée au Figaro du 11 mars, Philippe Lacheau s'est expliqué sur ce choix délicat. « Il est venu en copain, une journée entière, et ce qu'on avait écrit était très drôle », confie le réalisateur. « Mais dans l'histoire, ça n'allait pas en termes de rythme ». Face à cette incompatibilité narrative, une décision douloureuse a dû être prise.
« C'est douloureux parce que j'adore Franck », précise le présentateur de Lol, qui rit sort. « J'ai dû l'appeler pour lui expliquer. J'ai eu la chance qu'il soit metteur en scène, il sait ce que c'est ». Cette franchise témoigne du respect mutuel entre les deux artistes, malgré la déception inhérente à une telle situation.
Un pacte humoristique pour apaiser les tensions
Pour s'excuser et démontrer sa bonne foi, Philippe Lacheau a accepté une proposition originale de Franck Dubosc. « On s'est mis d'accord pour que je tourne dans son prochain film et qu'il me coupe à son tour ! », révèle-t-il avec humour. Cette entente montre que l'incident n'a pas entaché leur relation professionnelle et amicale.
Franck Dubosc ne semble d'ailleurs pas lui en vouloir. Paradoxalement, cette mésaventure pourrait même lui avoir porté chance. En effet, Philippe Lacheau rappelle un précédent similaire : « J'ai fait subir le même sort à Jean-Pascal Zadi pour le film Nicky Larson, et l'acteur a remporté juste après le César du meilleur espoir masculin pour Tout simplement noir ». Suite à cela, Franck Dubosc a gagné un César cette année pour le meilleur scénario avec Un Ours dans le Jura. « Je dois porter chance », suggère malicieusement Philippe Lacheau.
Cette anecdote cinématographique illustre les arbitrages complexes du montage, où l'humour et la camaraderie peuvent atténuer les déceptions artistiques. Le succès de Marsupilami au box-office prouve que ces choix, bien que difficiles, servent parfois l'œuvre finale.



