Un casting prestigieux pour un résultat décevant
Le nouveau film d'Asghar Farhadi, Histoires parallèles, réunit un plateau de choix : Isabelle Huppert, Virginie Efira, Pierre Niney et Vincent Cassel. Pourtant, cette comédie dramatique franco-américano-italo-belge, présentée en compétition au Festival de Cannes, tourne à vide. Le réalisateur iranien, connu pour Une séparation, semble perdre son inspiration dès qu'il quitte son pays.
Un scénario caricatural
L'histoire suit une romancière acariâtre interprétée par Isabelle Huppert, qui espionne ses voisins pour écrire. Pierre Niney boude, Virginie Efira le trompe avec Vincent Cassel, qui souffre du dos. La frontière entre réalité et fiction s'estompe lorsqu'Adam Bessa, immigré embauché par Huppert, entre en scène. Farhadi accumule les clichés sur le pouvoir de l'imagination et tente une satire du #MeToo et de la masculinité toxique, mais le résultat est risible.
Des acteurs sauvés par leur talent
Isabelle Huppert, avec autodérision, et Virginie Efira, d'un premier degré désarmant, tirent leur épingle du jeu. En revanche, le thème musical, emprunté à Brève histoire d'amour de Krzysztof Kieslowski, est répété à l'excès et abîme le souvenir de cette œuvre splendide.
- Genre : Drame
- Durée : 2h19
- Sortie : 20 mai 2026
- Note : ★☆☆☆☆
En compétition à Cannes, Histoires parallèles déçoit. Farhadi, qui excelle à dépeindre les relations humaines en Iran, livre ici une caricature du drame parisien.



