« Elise sous emprise », premier long métrage de Marie Rémond, est une dramédie française qui explore avec poésie les affres d'une relation toxique. Le film, porté par Marie Rémond et José Garcia, sort en salle le 13 mai. Nous vous proposons une critique détaillée de cette œuvre singulière.
Une histoire d'emprise et de renaissance
Elise, jeune femme timide et introvertie, vit depuis longtemps une relation toxique avec Léopold. Alors qu'elle envisage de mettre un terme à cette emprise, elle doit remplacer au pied levé le metteur en scène de théâtre qu'elle assistait, récemment décédé. Sous le poids de ses crises de panique, elle vacille mais trouve une force insoupçonnée dans l'art dramatique. Ce synopsis, en apparence classique, est traité avec une originalité rare.
Une mise en scène poétique
Marie Rémond, révélée par un Molière de la révélation féminine en 2015, signe ici un premier film autobiographique. Elle puise dans son vécu pour évoquer l'emprise psychique et sociale, mais évite le drame frontal. À la place, elle offre une fantaisie déchirante, ponctuée de bouffées poétiques. La distance temporelle lui permet de transformer une expérience douloureuse en une œuvre lumineuse, où l'écriture devient une bouée de sauvetage.
La performance de José Garcia
José Garcia, dans le rôle de Léopold, livre une interprétation nuancée. Il incarne avec justesse un manipulateur, sans tomber dans la caricature. Sa présence magnétique renforce la tension psychologique du film. Marie Rémond, quant à elle, est convaincante en femme fragile mais déterminée. Leur duo fonctionne parfaitement.
Un film à voir pour sa sensibilité
« Elise sous emprise » est une œuvre touchante qui aborde des thèmes universels avec une grande sensibilité. La réalisation soignée, la photographie intimiste et la bande originale envoûtante contribuent à l'immersion. Ce film mérite le détour pour sa capacité à mêler humour et émotion, tout en dénonçant les mécanismes de l'emprise.
En salle le 13 mai, ce premier film promet de marquer les esprits. Une réussite pour Marie Rémond, qui confirme son talent de cinéaste.



