Avant son mariage avec Emma dans « Scènes de Ménages » sur M6, le comédien David Mora décortique son couple de fiction. Voilà plus de dix ans qu'Anne-Élisabeth Blateau et David Mora incarnent Fabien et Emma dans la série quotidienne de M6. Ce couple, parents de trois enfants, va se dire « oui » le temps d'un prime time à leur image depuis la Bretagne, ce mardi 26 mai sur M6. Une soirée aux multiples rebondissements sur laquelle David Mora revient.
Un mariage de fiction avec votre binôme depuis dix ans, ça a quelque chose de très particulier, non ?
C'est comme si on réalisait un tour de force, car on était vraiment heureux d'aller tourner en Bretagne, même si ce n'est pas le premier prime de la série. On voulait surtout surprendre les fans et c'est plutôt réussi.
Est-ce qu'il y a une forme de pression comme avant un vrai mariage ?
Ce n'est pas notre premier prime, mais à chaque fois c'est un peu une fête. C'est sympa, ça nous fait sortir un peu des studios, c'est la récréation. Effectivement, mon personnage est très angoissé de pas mal de choses. Il avait à cœur que tout se passe bien, mais il est souvent tendu là où il n'y a pas de raison de l'être. Donc c'était assez chouette à jouer, son stress lié au mariage.
Est-ce qu'il y avait une émotion particulière avec Anne-Élisabeth Blateau de se dire oui à l'écran ?
C'est 10 ans de tournage, je ne sais pas ce que ça représente comme nombre de scènes à deux. Au moins 9 000. Je n'ai rien vu passer, on s'amuse toujours autant, c'est ça qui est cool. C'est peut-être le moment où on réalise tout le chemin parcouru par nos personnages, ce mariage. Avec Anne-Élisabeth, il y a toujours des évolutions dans nos histoires, dans ce qu'on vit, dans nos métiers, dans nos situations familiales. C'est autant de couches que comporte notre millefeuille. Et c'est ça, je pense, la clé, de ne pas se reposer sur ses lauriers, de toujours s'amuser sur le plateau.
Avec le temps, quel lien entretient-on avec un personnage qu'on a tant incarné, qu'on a vu devenir père, changer de métier, se marier ?
Les personnages coulent dans nos veines. Quand on est sur d'autres projets, on réfléchit, on essaie de créer un autre personnage, mais Fabien est toujours un peu là. Maintenant, ce qui est agréable, c'est que ça ne m'empêche pas d'y amener un peu des petites mises à jour, des petites nouveautés. En ce moment, je parle un petit peu espagnol, je ne vous spoile pas, mais cela prendra tout son sens en septembre (rires).
Qu'est-ce qui vous plaît le plus chez lui ?
Fabien n'est pas tout le temps comme ça, mais c'est assez jouissif quand, dans une séquence, il y en a un des deux, Fabien ou Emma, qui est con, entre guillemets. C'est un moment de lose extrême. C'est vraiment jubilatoire à faire, quand c'est bien écrit, spontané. Je pense qu'on est assez opposés à nos personnages avec Anne-Élisabeth. Par exemple, Fabien ne sait rien faire. Je ne me suis jamais évanoui. Je n'ai pas envie de me marier alors que ça fait des années que Fabien tanne Emma pour se marier. Après, il y a peut-être une certaine forme de candeur dans ce personnage qui me ressemble.
C'est un métier où on colle beaucoup d'étiquettes et quand on campe un personnage sur une quotidienne qui marche très bien pendant 10 ans, est-ce que c'est quelque chose qui vous gêne ? Ou au contraire, c'est une immense fierté ?
Les deux à la fois. C'est-à-dire qu'on a envie de voir des gens qui nous aiment parce qu'ils regardent la série et à la fois, on a envie d'avoir la carte cinéma, le plus possible, même si ce n'est pas tout blanc, tout noir. Je viens de tourner « Quasimodo » pour Netflix et j'espère que ça peut m'aider à marquer des points pour changer la vision des professionnels. Parce que pour le coup, ça n'a rien à voir, ce n'est pas du tout dans la comédie. C'est un rôle plus sombre. J'étais content qu'on me confie un rôle différent. Avant d'être pris dans « Scènes de ménages », je rêvais d'avoir un rôle aussi récurrent. J'étais fan d'« Un gars, une fille ». Après dix ans dans une série qui marche, on se dit que chaque année, c'est du bonus. Mais ça peut être encore quelques années de bonus. Et on est conscient, chaque jour de tournage, la chance qu'on a de pouvoir travailler plutôt sereinement, c'est un confort mental, déjà.
Pour revenir à Emma et Fabien, qu'est-ce qui pourrait leur convenir ou leur ressembler comme voyage de noces ?
Je pense qu'il faut aller au Japon, mais on n'ira pas car ça coûte trop cher (rires). Je me dis que Fabien pourrait aller en Écosse, parce qu'il aime bien l'état d'esprit de ce pays. Et Emma voudrait sans doute aller à un festival de punk rock. De toute façon, où qu'on aille, ça ne pourrait pas se passer comme il faudrait. C'est le but. Scènes de ménages, ce mardi 26 mai à 21 h 10, sur M6.



