Une cérémonie des César sous le signe de l'engagement et des récompenses
Jeudi soir, la 51e édition des César s'est déroulée en présence de la nouvelle ministre de la Culture, Catherine Pégard, nommée le jour même. Cet événement cinématographique majeur a non seulement célébré l'excellence du cinéma français, mais a également été le théâtre de prises de position politiques fortes, notamment en faveur du peuple iranien.
Des messages de solidarité envers l'Iran dès l'ouverture
Dès le début de la soirée, la présidente de la cérémonie, Camille Cottin, a dédié l'événement « à tous les peuples qui, dans le monde, luttent pour la liberté ». Cet engagement a été renforcé par l'actrice franco-iranienne Golshifteh Farahani, vêtue de noir, qui a salué le « peuple iranien qui se bat depuis des décennies pour sa liberté » en remettant le César du meilleur scénario original.
« Nouvelle Vague » et « L’Attachement » dominent le palmarès
Sur le plan des récompenses, « Nouvelle Vague » s'est imposé comme le film le plus primé avec quatre trophées, dont le César de la meilleure réalisation pour Richard Linklater. Ce long-métrage revisite le tournage de « À bout de souffle » à la fin des années 1950. De son côté, « L’Attachement » de Carine Tardieu a été sacré meilleur film, remportant au total trois César. La réalisatrice a expliqué que son œuvre explore « tout ce qui nous relie les uns aux autres dans cette société qui érige des murs un peu partout ».
Les interprètes récompensés et leurs messages
Dans les catégories d'interprétation, Léa Drucker a obtenu son deuxième César de la meilleure actrice pour son rôle dans « Dossier 137 ». Laurent Lafitte, quant à lui, a décroché son premier César à 52 ans pour son rôle inspiré du photographe François-Marie Banier dans « La femme la plus riche du monde ». Les lauréats des seconds rôles, Vimala Pons et Pierre Lottin, ont également exprimé leur solidarité avec les Iraniens lors de leur discours de remerciement.
Un vibrant hommage à Jim Carrey et d'autres moments marquants
La cérémonie a rendu un hommage appuyé à l'acteur américain Jim Carrey, qui a reçu un César d'honneur des mains du réalisateur Michel Gondry. À 64 ans, Carrey a prononcé un discours intégralement en français, évoquant ses racines françaises. Un hommage plus bref a été consacré à Brigitte Bardot, décédée en décembre, suscitant quelques réactions mitigées dans l'audience.
Enfin, Franck Dubosc a remporté le César du meilleur scénario original pour « Un ours dans le Jura ». Emmanuel Curtil, doubleur de Jim Carrey, a profité de la soirée pour demander un rendez-vous à la ministre afin d'aborder la protection des artistes face à l'intelligence artificielle.



