Tribune anti-Bolloré : le CNC regrette la réaction de Canal +
CNC regrette la réaction de Canal + après tribune anti-Bolloré

Le président du CNC réagit à la décision de Canal +

Gaëtan Bruel, président du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC), a exprimé ce lundi sur France Inter son « sentiment de gâchis » après les déclarations de Maxime Saada, président du directoire de Canal +. Ce dernier a annoncé dimanche au Festival de Cannes que son groupe ne travaillerait plus avec les quelque 600 professionnels signataires d'une tribune anti-Vincent Bolloré, actionnaire de référence de Canal +.

Un appel au rassemblement

« On peut regretter sa réaction, qui aggrave les clivages au lieu de rassembler », a déclaré Gaëtan Bruel. Il a toutefois tenu à rappeler l'importance de Canal + en tant que premier financeur du cinéma français, tout en soulignant que « le droit d'exprimer son opinion est souverain ». Selon lui, il est « factuellement faux de dire que Canal renonce à soutenir la diversité ».

Des répercussions dans le milieu du cinéma

Cette décision de Canal + intervient après la publication d'une tribune signée par environ 600 professionnels du cinéma, critiquant les méthodes de Vincent Bolloré. Maxime Saada a justifié sa position en affirmant que le groupe ne pouvait pas continuer à collaborer avec des personnes qui « attaquent personnellement » son actionnaire. Cette annonce a suscité de vives réactions dans le secteur, certains y voyant une atteinte à la liberté d'expression.

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Gaëtan Bruel a appelé au dialogue et à la recherche de solutions pour préserver l'unité du cinéma français, tout en reconnaissant la légitimité des positions de chacun. Le CNC continuera à jouer son rôle de régulateur et de soutien à la diversité culturelle, a-t-il assuré.

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