Après plusieurs années d'absence, le cirque Pinder fait son retour à Montpellier du 23 avril au 3 mai, à Odysseum. Ce spectacle familial sans animaux propose des numéros variés, mais il est entouré de quelques polémiques.
Un retour attendu
Initié par Alexandre Edelstein, petit-fils de Gilbert, figure historique, le spectacle est de retour dans la capitale héraultaise après plusieurs années d'absence. "C'est une étape assez importante pour nous, c'était une destination immanquable pour mon grand-père depuis 1983. On est très heureux de pouvoir renouer avec le public montpelliérain qui a répondu", se félicite le directeur de 25 ans.
Un spectacle sans animaux
Ventriloque, rolla bolla, clowns, robots, jongleurs, globe des motos et homme canon… installé à Odysseum, le spectacle de deux heures est très hétéroclite mais surtout sans animaux. Une condition pour performer sur Montpellier. "On a des numéros qui surprennent et qui touchent les familles. Les équilibristes font partie des meilleurs mondiaux", indique Alexandre Edelstein. "On avait un peu peur de tenter cette aventure sans animaux mais le public ne nous en parle pas à la fin du spectacle."
La polémique des places gratuites
Ces derniers jours, de nombreux Montpelliérains ont reçu dans leur boîte aux lettres des offres pour assister sans frais au spectacle du Cirque Pinder. Mais l'accès à ces places est limité et soumis à inscription préalable, selon le principe du premier arrivé, premier servi, avec obligation de réserver un créneau et de se présenter en avance. Certains spectateurs évoquent des sièges mal placés, parfois à l'arrière. Une pratique que plusieurs qualifient de "méthode Medrano", du nom d'un autre cirque connu, destinée à encourager l'achat de billets.
"On fait ça pour permettre aux gens qui n'ont pas forcément les moyens ou qui n'ont pas vu le cirque depuis longtemps, et qui possèdent le 'ticket d'or' de venir voir le spectacle gratuitement et de renouer avec le cirque", rétorque le directeur. Au final, sans invitation, il faut débourser entre 28 et 56 euros pour profiter pleinement du spectacle… un prix qui relativise la promesse initiale de gratuité.
Conflit familial à Pinder
La nouvelle version portée par Alexandre Edelstein ne fait toutefois pas l'unanimité au sein de la famille : son père, Frédéric, et sa tante, Sophie, représentants de la génération précédente, prennent leurs distances. "On se désolidarise complètement de ce soi-disant grand retour, qui n'a rien à voir avec le cirque que le public a connu ces dernières années", déclare Frédéric. "Faire ça sans nous, ça nous a brisé le cœur !"
De son côté, Alexandre ne souhaite pas "trop aborder le sujet" et indique qu'il ne "voulait pas laisser le cirque à l'abandon" : "Chacun mène sa route". Le conflit familial se poursuit désormais devant les tribunaux.



