« Cinque secondi » : un drame dans la campagne toscane aux intentions stabilotées
Le nouveau film de Paolo Virzi, « Cinque secondi », sort en salles le 6 mai. Ce drame italien de 1h45 met en scène Valerio Mastandrea et Galatea Bellugi. L’histoire suit un notable reclus dans sa propriété toscane, en attente de son procès pour le meurtre accidentel de sa fille handicapée. Sa rencontre avec une jeune néo-hippie bouleverse son quotidien, mais le film peine à convaincre.
Une rencontre entre deux mondes
Le réalisateur tente de confronter l’ancien monde, incarné par le notable solitaire et conservateur, et la modernité libertaire de la jeune femme. Malheureusement, cette opposition est traitée de manière trop schématique. Les personnages manquent de nuance, et les dialogues sonnent souvent faux. Galatea Bellugi apporte une fraîcheur bienvenue, mais son jeu ne suffit pas à sauver un scénario prévisible.
La nature toscane en toile de fond
La photographie met en valeur les paysages toscans, avec leurs collines dorées et leurs oliveraies. Pourtant, cette beauté naturelle contraste avec la lourdeur du propos. Les scènes en extérieur offrent quelques respirations, mais l’ensemble reste pesant. Le rythme lent n’aide pas à maintenir l’intérêt.
Un film aux intentions trop visibles
Paolo Virzi semble vouloir faire une œuvre sociologique sur le choc des générations et des valeurs. Mais ses intentions sont trop appuyées, comme « stabilotées » selon le critique Nicolas Schaller. Le spectateur a l’impression d’assister à une démonstration plutôt qu’à une histoire organique. La fin, attendue, ne surprend pas.
En définitive, « Cinque secondi » est un drame qui aurait gagné à plus de subtilité. Les amateurs de cinéma italien et de paysages toscans y trouveront peut-être leur compte, mais les autres risquent de rester sur leur faim. Note : deux étoiles sur cinq.



