Le titre est ambitieux. Le film aussi. « La Vie d’une femme » de Charline Bourgeois-Tacquet, présenté ce mercredi au Festival de Cannes, met en scène Gabrielle, 55 ans, chirurgienne maxillo-faciale et cheffe de service dans un hôpital parisien. Gabrielle, interprétée par une remarquable Léa Drucker, se démène pour ses patients et se bat contre des restrictions de budget permanentes. Elle n’a pas voulu d’enfant, mais vit avec son mari, qu’elle aime, et s’occupe de son neveu et de sa mère malade. Quand Frida, une romancière, débarque à l’hôpital pour observer son travail, Gabrielle voit sa vie chamboulée.
Un premier film français en compétition
Premier long-métrage français à entrer en compétition sur la Croisette, « La Vie d’une femme » — qui sortira en salle le 9 septembre — brosse le portrait d’une femme surmenée et combative, mais heureuse parce qu’elle a choisi son destin. Le film est très bien écrit, souvent drôle, ponctué de moments déchirants ou romantiques. La mise en scène s’avère ultra-vivante, comme dans cette scène d’engueulade en plein déménagement et dans un bruit de travaux.
Une réalisation prometteuse
Charline Bourgeois-Tacquet signe ici un film qui marque les esprits par sa justesse et son énergie. Avec une Léa Drucker habitée, elle offre une vision puissante de la vie d’une femme moderne, entre carrière exigeante et équilibre personnel fragile. La compétition cannoise s’annonce serrée, mais ce premier film français en lice pourrait bien créer la surprise.



