La célébration médiévale des Caritats fait son retour les 15 et 16 mai à Béziers, avec une édition 2026 particulièrement ambitieuse. Rallongées d’une soirée, les festivités gagnent en folklore et promettent de rendre à cette fête séculaire toute sa magie. Quelque 20 000 personnes sont attendues pour ces deux jours de réjouissances.
Un retour en grande pompe
Les Caritats reviennent par la grande porte en 2026, à Béziers. Avec une extension des festivités à deux jours, du 15 au 16 mai, les Biterrois profiteront d’animations inédites. “L’objectif est que le public se réapproprie cette fête”, justifie Guillaume Van Cotthem, responsable évènementiel de l’office de tourisme de Béziers Méditerranée. Et pour cause, les Caritats sont chargés d’une histoire marquée par l’intermittence. Depuis quelques années, la fête revient sous une nouvelle forme après plusieurs interruptions.
Une origine historique
Historiquement, elle trouve sa source dans la sainteté du roi Louis IX, qui, en 1254, avait accordé une réparation aux Biterrois pour les massacres perpétrés lors du siège de Béziers en 1209. Les Caritats – de “caritat” (“charité” en occitan) – sont donc, à l’origine, une journée destinée aux dons, en souvenir du cadeau de Saint-Louis.
Une fête historique qui retrouve sa superbe
Célébrée épisodiquement depuis près de 800 ans, la fête retrouve progressivement sa popularité. Et le cru 2026 entend renforcer cette dynamique. “Habituellement c’est sur une journée, mais on a voulu lui redonner son importance d’antan, lorsqu’elle se déroulait sur 4 jours. La grande nouveauté c’est d’avoir ajouté une déambulation nocturne le vendredi soir”, argumente Guillaume Van Cotthem.
La grande nef en vedette
Cette histoire, c’est la compagnie quissacoise C.P.P.P (coopérative de productions polymorphes et populaires) qui la racontera, à bord de sa grande nef, déjà présente l’an dernier. Plusieurs comédiens seront sur le pont du navire pour rejouer théâtralement les grandes lignes de l’Histoire biterroise : de la fondation de Béziers par les Grecs jusqu’au passage de Catherine de Médicis. “Nous voulons raconter l’histoire locale à travers la grande Histoire”, ambitionne Yann Guerrero, directeur artistique de la C.P.P.P.
Un programme spectaculaire
La déambulation de la nef sur les allées Paul-Riquet, à partir de 21 h, sera l’attraction principale de cette soirée du 15 mai. “On va jouer avec du feu, des torches, des lumières… Tout ça avec des voltigeurs et des équilibristes qui assureront le spectacle sur le bateau”, promet Guillaume Van Cotthem.
Un final pyrotechnique
Après “une heure à une heure et demie” de show, le final s’annonce lui aussi grandiose avec une animation pyrotechnique élaborée en plein cœur de ville. “C’est un dispositif à mi-chemin entre le feu d’artifice et l’embrasement qui permet d’assurer le spectacle en centre-ville et à proximité du public”, clarifie Guillaume Van Cotthem.
“Côté ambiance, le climat familial et chaleureux sera bien au rendez-vous puisqu’on attend quelque 20 000 personnes des plus jeunes jusqu’aux octogénaires”, conclut-il.



