Un court-métrage d'animation en compétition
Dans le cadre enchanteur de Porquerolles, Mathilde Bédouet nous plonge dans l'univers de deux lycéennes, Marion et Camille, lors de leur dernier séjour scolaire. Le film, intitulé « Dernier Printemps », est en compétition dans la catégorie court-métrage au Festival de Cannes 2026. La réalisatrice, qui a passé son adolescence à Peymeinade, revient sur la Croisette avec une œuvre qui interroge le consentement et l'amitié à l'adolescence.
Une technique d'animation originale : la rotoscopie
Mathilde Bédouet utilise la rotoscopie, une technique qui consiste à tourner avec des acteurs réels puis à redessiner chaque image. « Après tournage, j'imprime tout le film avant de le redessiner image par image, avec la possibilité de faire disparaître un décor ou de le réinterpréter, tout en conservant l'émotion du jeu réel », explique-t-elle. Cette méthode donne au film un trait délicat et des couleurs chatoyantes, tout en préservant le réalisme des expressions.
Un retour à Cannes chargé d'émotion
Pour Mathilde Bédouet, déjà récompensée par un César pour son premier court-métrage « Été 96 », ce retour à Cannes est particulier. « Dès mon arrivée, ça m'a fait tout drôle car d'habitude, c'est ma mère qui m'attend à la gare de Cannes alors que là, on est venu me chercher en voiture officielle avec chauffeur », confie-t-elle. Le film sera projeté le vendredi 22 mai à 11h au Debussy et à 14h au Bazin sur invitation.
Un sujet universel : le consentement
Le scénario s'inspire à la fois de l'expérience personnelle de la réalisatrice et de récits autour d'elle. « Avec ce film, je voulais poser la question du consentement, susciter le débat, car même si Marion s'éveille au désir et éprouve de l'attirance, elle est néanmoins prise au piège par un prédateur », décrit la jeune cinéaste. Elle aborde également l'amitié et le passage à l'âge adulte.
Un cadre insulaire pour l'intensité dramatique
Mathilde Bédouet souhaitait situer son film sur une île, comme pour son premier film. « C'est comme un petit théâtre qui accroît l'intensité dramatique », explique-t-elle. Après avoir envisagé l'île Sainte-Marguerite, c'est finalement Porquerolles qui a été choisie pour le tournage. La réalisatrice, qui a vécu à Peymeinade de 14 à 17 ans, garde des souvenirs forts de cette région.
Vers un long-métrage
Après ce court-métrage, Mathilde Bédouet envisage de réaliser un long-métrage. En attendant, elle profite de son passage à Cannes, où elle espère que cette édition ne sera pas son dernier printemps au festival.



