Cannes 2026 : Géraldine Nakache explore l'emprise conjugale dans un huis clos
Cannes 2026 : Géraldine Nakache explore l'emprise conjugale

Un changement de registre radical pour Géraldine Nakache

Avec son nouveau film en tant que réalisatrice, « Si tu penses bien », présenté au 79e Festival de Cannes dans la section Cannes Première, Géraldine Nakache opère un virage à 180 degrés. Connue pour des comédies comme « Tout ce qui brille », elle signe ici un drame psychologique intense, un huis clos sur l'emprise conjugale. L'histoire suit Gil (Monia Chokri), qui vit un coup de foudre avec Jacques (Niels Schneider), mais leur union vire rapidement au cauchemar. Le film sortira en salles le 16 septembre 2026.

Un sujet grave traité avec émotion

Lors de la projection officielle, le film a été ovationné par un public comprenant Mélanie Thierry, Eye Haïdara, Olivier Toledano, Adèle Exarchopoulos et François Civil. Géraldine Nakache, très émue, a déclaré : « C'est la première fois que je montre mon film. Merci d'avoir vu… Et peut-être entendu ! » Le lendemain, elle a développé : « Les femmes comme Gil, qui subissent une telle emprise, sont mises sous cloche, tout comme leur entourage. Il est important de les entendre, de libérer la parole quand on en est témoin, même si c'est compliqué. »

Monia Chokri : une expérience personnelle

L'actrice québécoise confie avoir vécu une situation similaire : « J'ai déjà expérimenté ce genre d'emprise. Quand j'ai lu le scénario, j'ai reconnu tellement de choses que j'ai immédiatement ressenti le rôle jusque dans mon corps. » Elle ajoute que son personnage, Gil, n'est pas une victime passive : « Elle est rapidement dans une sorte de rébellion, elle lève les yeux au ciel, elle résiste. Si elle était écrasée d'emblée, il n'y aurait plus d'enjeu. »

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Niels Schneider : un mari ambigu

Niels Schneider, qui incarne Jacques, a cherché à éviter le manichéisme : « Je n'ai essayé ni de le sauver, ni de le condamner, juste de comprendre sa logique. J'ai joué sur l'ambivalence car, malgré la brutalité et la manipulation, Jacques aime sincèrement Gil, ce qui est encore plus dérangeant. » Il évoque la frontière ténue entre désir et étouffement : « Quand on aime, on a parfois tendance à vouloir posséder l'autre. »

Un film qui libère la parole

Géraldine Nakache utilise la religion comme un outil de manipulation : Jacques se réclame du judaïsme de manière rigoriste pour faire douter Gil. La réalisatrice souligne : « À la base, c'est formidable de pouvoir s'élever mutuellement en couple, mais quand ça devient dogmatique, ça ne peut plus marcher. » Le film, avec ses gros plans sur les visages, plonge le spectateur dans cet enfer conjugal, offrant une expérience immersive et cathartique.

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