La 77e édition du Festival de Cannes s'est ouverte ce mardi soir dans une atmosphère à la fois solennelle et combative. La cérémonie d'ouverture, présentée par l'actrice française Léa Seydoux, a mis en avant le thème du cinéma comme acte de résistance, en écho aux tensions géopolitiques et aux attaques contre la liberté d'expression.
Un discours engagé
La présidente du jury, la réalisatrice américaine Greta Gerwig, a prononcé un discours poignant dans lequel elle a rappelé que « le cinéma est un outil puissant pour résister à l'obscurantisme et à la censure ». Elle a salué la diversité des films en compétition, venus des quatre coins du monde, et a appelé à défendre la liberté artistique.
De son côté, le délégué général Thierry Frémaux a souligné l'importance de maintenir un espace de dialogue et de création malgré les crises. « Cannes est plus qu'un festival, c'est un lieu de résistance culturelle », a-t-il déclaré.
Un hommage aux cinéastes en danger
La cérémonie a également rendu hommage aux cinéastes emprisonnés ou menacés dans le monde. Un court-métrage a été projeté, montrant des images de réalisateurs iraniens, russes et birmans poursuivis pour leurs œuvres. Le public a observé une minute de silence en leur honneur.
L'ouverture s'est conclue par la projection du film d'ouverture, « Le Dernier Souffle », une fresque historique sur les derniers jours de la Résistance française. Le réalisateur, Mathieu Kassovitz, a dédié son film à tous ceux qui luttent pour la liberté.
Un appel à l'unité
Plusieurs personnalités politiques, dont la ministre de la Culture Rachida Dati, étaient présentes. Dans une déclaration, elle a affirmé que « le gouvernement soutient le cinéma comme vecteur de résistance et de démocratie ». Le festival se déroulera jusqu'au 27 mai, avec une compétition de 22 films.
Cette édition 2024 s'annonce comme un symbole de la résistance culturelle face aux défis contemporains, rappelant que le cinéma reste un art engagé et libre.



