Le box-office résiste grâce à Pixar, tandis que les nouveautés ciné offrent un panorama éclectique
Box-office : Pixar maintient la tête, panorama des nouveautés ciné

Le box-office résiste grâce à l'animation Pixar

Alors que les premiers rayons de soleil printaniers entraînent traditionnellement une baisse de fréquentation des salles obscures, l'animation Pixar Jumpers parvient à maintenir un certain dynamisme. Avec 261 000 entrées enregistrées cette semaine seule, et un cumul impressionnant de 674 000 spectateurs depuis sa sortie, le film conserve fermement la tête du box-office français. Cette performance rappelle avec force que les salles de cinéma conservent leur capacité unique à rassembler les publics autour d'œuvres fédératrices.

Une sélection éclectique pour tous les goûts

La programmation de cette semaine offre un panorama particulièrement riche, de la fresque historique au thriller social en passant par la comédie familiale décalée.

Les Rayons et les Ombres : plongée dans l'Occupation

Xavier Giannoli signe avec Les Rayons et les Ombres une œuvre ambitieuse et sombre qui fait suite à son remarqué Les Illusions perdues. Le cinéaste ausculte cette fois le parcours trouble de Jean Luchaire, journaliste français passé du pacifisme à la collaboration la plus étroite avec l'occupant nazi, jusqu'à son exil à Sigmaringen. Jean Dujardin livre une performance saisissante dans ce rôle complexe, aux côtés de la révélation Nastya Golubeva Carax qui incarne avec justesse sa fille Corinne. Cette fresque de plus de trois heures plonge le spectateur dans l'univers glauque du Paris occupé avec une précision historique remarquable.

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Projet dernière chance : épopée spatiale et émotion

Changement radical de registre avec Projet dernière chance, adaptation du roman d'Andy Weir réalisée par Phil Lord et Christopher Miller. Ryan Gosling y incarne le Dr Ryland Grace, un professeur de sciences qui se réveille amnésique aux confins de l'univers avec pour mission de sauver le Soleil d'une extinction mystérieuse. Ce blockbuster de science-fiction mêle habilement péripéties spectaculaires et émotion sincère, renouant avec l'esprit des grands films d'aventure des années Amblin tout en proposant une réflexion sur l'isolement et la résilience.

La Guerre des prix : thriller des coulisses de la distribution

Dans un registre plus social et terrien, La Guerre des prix d'Anthony Déchaux plonge au cœur des négociations impitoyables de la grande distribution. Ana Girardot y incarne Audrey, une cheffe de rayon propulsée dans les arcanes des centrales d'achat où chaque centime se négocie âprement. Face à elle, Olivier Gourmet campe un négociateur expérimenté et bourru. Le film dévoile avec précision le fonctionnement méconnu des « box de négociation », ces salles closes où se joue une partie invisible mais cruciale de notre consommation quotidienne.

Las Corrientes : portrait psychologique argentin

La réalisatrice argentine Milagros Mumenthaler propose avec Las Corrientes le portrait troublant de Lina, une styliste apparemment comblée qui tente de se suicider lors d'un voyage professionnel à Genève. Le film prend des allures d'enquête psychologique alors que l'héroïne, de retour à Buenos Aires, tente de comprendre les raisons de son geste tout en développant une peur panique de l'eau. Nourri de références littéraires subtiles, ce troisième long métrage séduit par son élégance formelle et la profondeur de son personnage principal.

La Gifle : comédie familiale télépathique

L'Allemand Frédéric Hambalek imagine dans La Gifle une étrange comédie familiale où une adolescente, après avoir reçu une gifle, développe soudainement des pouvoirs télépathiques. Elle devient capable de lire dans les pensées de ses parents, les obligeant à affronter leurs petits secrets et arrangements. Si le concept peut paraître léger, le film débouche sur une comédie sociale fine qui explore avec humour les non-dits familiaux et les compromis du quotidien.

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Police Flash 80 : polar rétro au charme suranné

Enfin, Police Flash 80 joue la carte de la comédie policière nostalgique, plongeant le spectateur dans l'univers des années 1980 avec ses références culturelles, ses voitures et son esthétique télévisuelle. François Damiens y campe un inspecteur flemmard et vaguement raciste contraint de collaborer avec une équipe hétéroclite pour démanteler un réseau criminel. Malgré des clichés parfois éculés et un humour volontairement bancal, le film développe un charme suranné et une forme de générosité qui finissent par séduire.

Un panorama cinématographique riche et diversifié

Cette semaine au cinéma démontre la vitalité de la création française et internationale, avec des œuvres qui osent aborder des sujets historiques complexes, explorer des genres populaires avec intelligence, ou simplement divertir avec sincérité. Des fresques ambitieuses aux comédies légères, en passant par les thrillers sociaux et les portraits psychologiques, l'offre cinématographique continue de proposer des expériences variées pour tous les publics, prouvant que le septième art reste un medium essentiel de notre culture contemporaine.