Bernard Menez : l’éternel maladroit du cinéma français se confie
Ancien professeur de mathématiques et de physique, acteur fétiche de réalisateurs comme Jacques Rozier et Pascal Thomas, Bernard Menez, à 81 ans, reste une figure incontournable et attachante du septième art. Dans un entretien exclusif, il évoque avec humour et franchise sa carrière, ses rôles cultes et ses fameuses gaffes, résumant son parcours par cette phrase révélatrice : « J’aurais souvent mieux fait de fermer ma gueule ».
Une carrière marquée par la maladresse et la sympathie
Bernard Menez a tourné dans huit films avec Pascal Thomas et quatre avec Jacques Rozier, sans oublier ses collaborations avec des cinéastes de la nouvelle génération, tels que Guillaume Brac. Ses interprétations de personnages maladroits, de séducteurs à la ramasse, ont profondément marqué le cinéma des années 1970 et 1980, lui valant un capital sympathie immense auprès du public.
Sa chanson « Jolie Poupée », avec son refrain entraînant « Oh oh, jolie poupée », a même connu un succès retentissant dans le Top 50, ajoutant une corde supplémentaire à son arc artistique. Aujourd’hui, il continue de jouer au tennis deux fois par semaine avec ses amis, tout en présentant en France son spectacle solo intitulé « Éloge de la maladresse », un thème qui lui est cher.
Les gaffes et les trous de mémoire : des souvenirs indélébiles
Lors de l’entretien, Bernard Menez se remémore son tout premier public, lors d’une séance récréative organisée par son collège pour les parents. Il devait déclamer la « Ballade des pendus » de François Villon devant 600 personnes, mais le trac l’a paralysé, provoquant son premier grand trou de mémoire. « Il y en a eu d’autres », confie-t-il avec un sourire, évoquant ainsi les nombreuses maladresses qui ont jalonné sa carrière.
Ces anecdotes illustrent parfaitement le personnage public de Bernard Menez, toujours prêt à rire de lui-même et à partager ses expériences avec authenticité. Son parcours, entre cinéma, musique et scène, témoigne d’une résilience et d’un charisme qui continuent de captiver les spectateurs.
Un acteur toujours actif et inspirant
Malgré son âge, Bernard Menez reste très actif, entre ses parties de tennis et ses représentations théâtrales. Son spectacle « Éloge de la maladresse » lui permet d’explorer et de célébrer ces imperfections qui font partie intégrante de son identité d’artiste. Cette démarche résonne avec un public qui apprécie sa sincérité et son humour.
À travers cet entretien, Bernard Menez nous rappelle que les erreurs et les gaffes peuvent aussi être source de richesse et de connexion avec les autres. Son parcours, semé d’embûches mais toujours porté par une passion intacte, inspire les nouvelles générations d’artistes et de cinéphiles.



