Jean-Paul Belmondo en 1987 : sa défense d'un cinéma populaire et sa liberté d'acteur
Belmondo en 1987 : défense du cinéma populaire et liberté

Jean-Paul Belmondo en 1987 : une interview franche sur sa carrière et ses choix

En 1987, alors qu'il se prépare à monter sur scène pour la pièce Kean, Jean-Paul Belmondo accorde une interview au Nouvel Obs. L'acteur, disparu en 2021, répond avec franchise aux critiques concernant ses choix de carrière et son penchant pour les cascades. Entre souvenirs de la Nouvelle Vague et défense d'un cinéma populaire, Bébel affirme haut et fort sa liberté en tant qu'artiste.

Les reproches des intellectuels et la réponse de Belmondo

Belmondo a révolutionné le cinéma français avec son rôle dans À bout de souffle de Jean-Luc Godard, où il abat un policier. Initialement encensé par les intellectuels, il est ensuite méprisé pour avoir incarné des flics justiciers, des voyous sympathiques et des mercenaires professionnels. L'acteur estime cette critique injuste, arguant que ce sont ces mêmes intellectuels qui l'ont poussé vers ces rôles.

On entend et lit souvent des commentaires acerbes sur Bébel. Certains le jugent trop franchouillard, avec une image stéréotypée de la France, malgré leur prétendue défense du cinéma français. On lui reproche également d'avoir gâché ses dons et de bénéficier d'un amour excessif du public.

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La défense d'un cinéma accessible et le retour au théâtre

Les cinéphiles les plus fervents répètent qu'il aurait dû continuer à faire du théâtre. Belmondo annonce justement son retour sur les planches, évoquant un vieux singe qui en a peut-être assez de faire des grimaces à l'approche de l'hiver. Cette métaphore souligne son désir de renouvellement artistique.

Dans cette interview, Belmondo revendique son attachement à un cinéma populaire, accessible au plus grand nombre. Il défend son goût pour les cascades, qu'il considère comme une part essentielle de son métier, et rappelle que sans cette approche, il n'aurait peut-être pas atteint une telle notoriété.

Propos recueillis par François Caviglioli, cette discussion met en lumière la philosophie de carrière de Belmondo : privilégier la liberté et le plaisir du public plutôt que la recherche obsessionnelle du chef-d'œuvre. Un témoignage précieux sur une icône du cinéma français.

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