Les secrets du tournage de Batman et Robin refont surface
Près de trois décennies après sa sortie en salles, le film Batman et Robin de 1997 continue de dévoiler des anecdotes surprenantes sur sa production. Chris O'Donnell, l'interprète de Robin aux côtés de George Clooney, a récemment partagé une révélation stupéfiante lors d'un épisode du podcast I've Never Said This Before.
Une absence remarquée sur le plateau
L'acteur, aujourd'hui âgé de 55 ans, a affirmé qu'il n'a jamais tourné une seule scène en direct avec Arnold Schwarzenegger, qui incarnait le redoutable Mr. Freeze. « Je n'étais jamais réellement devant la caméra avec Arnold. Pas une seule fois », a-t-il déclaré, soulignant l'étrangeté de cette situation pour un film où leurs personnages sont pourtant opposés.
La combinaison de Mr. Freeze, un casse-tête logistique
La raison principale de cette absence ? Le costume de Mr. Freeze, aussi impressionnant visuellement que complexe à enfiler, nécessitait un temps considérable pour être mis en place. En conséquence, Arnold Schwarzenegger ne portait sa tenue que pour les gros plans et les séquences cruciales. Pour le reste du tournage, une doublure prenait le relais. « Il avait une doublure si ressemblante qu'on ne pouvait pas faire la différence », se souvient Chris O'Donnell, admettant que cette substitution était presque indétectable à l'écran.
Des salaires disproportionnés et une production chaotique
Cette révélation s'ajoute à d'autres éléments controversés du film. Arnold Schwarzenegger aurait perçu 25 millions de dollars pour son rôle, une somme astronomique comparée aux 1 million de dollars de George Clooney, pourtant tête d'affiche. Un cachet conséquent pour un acteur présent essentiellement dans des plans rapprochés.
Chris O'Donnell n'a pas mâché ses mots pour décrire l'ambiance du tournage, qualifiant la production de « foutoir » et accusant Warner Bros d'avoir été trop gourmand dans sa gestion du projet. « Warner Bros a juste été trop gourmand sur ce film », a-t-il insisté, pointant du doigt les excès caractéristiques d'Hollywood dans les années 1990.
Un film devenu culte malgré lui
À sa sortie, Batman et Robin a été vivement critiqué par la presse et les fans, devenant le symbole des dérives du cinéma grand public de l'époque. Le film a tout juste réussi à être rentable, loin des succès escomptés.
Cependant, Chris O'Donnell note avec surprise que le long-métrage connaît un regain d'intérêt auprès des nouvelles générations. « Beaucoup de jeunes voient le film et viennent me dire à quel point ils l'ont aimé », relate-t-il, ajoutant avec humour : « Et je ne sais pas s'ils se moquent de moi ou s'ils sont sérieux ! ». Cette réhabilitation tardive montre que le film, malgré ses défauts, a su trouver un public nostalgique ou amusé par son kitsch assumé.
Ces confidences offrent un éclairage précieux sur les coulisses d'une production hollywoodienne marquée par des choix artistiques et logistiques audacieux, aujourd'hui revisités à travers le prisme du temps.



