« Bagarre » : la comédie testostéronée de Julien Royal, fils de Royal-Hollande
« Bagarre » : la comédie de Julien Royal critiquée

« Bagarre » : Julien Royal signe une comédie de lascars à la testostérone élevée

Dans le paysage cinématographique français, Julien Royal, fils cadet de Ségolène Royal et François Hollande, affirme sa singularité en réalisant des comédies centrées sur des univers masculins et énergiques. Son dernier film, « Bagarre », sorti en salles le 15 avril 2026, s'inscrit dans cette lignée, proposant une formule déjà éprouvée à travers une web-série sur YouTube et deux précédents longs métrages diffusés sur Netflix, « En passant pécho » et « Nouveaux Riches ».

Une intrigue marseillaise entre naïveté et violence stylisée

Le récit suit les péripéties matérielles et amoureuses d'un personnage naïf mais doté de poings d'acier, interprété par Nassim Lyes, ancien champion junior de kick-boxing. L'action se déroule dans un Marseille revisité en version cartoon, où la violence urbaine est traitée de manière originale, évoquant une « start-up nation » où les conflits se règlent via des professionnels de la bagarre aux apparences de livreurs de pizzas. Cette approche humoristique et décalée offre un cadre visuel et narratif distinctif.

Un casting étoffé mais une substance limitée

Le film est généreusement parsemé de caméos, avec des apparitions notables comme celles de Marina Foïs et Ragnar Le Breton, ajoutant une touche de saveur et d'humour à l'ensemble. Ces interventions contribuent à créer des moments divertissants et souvent drôles, captivant le spectateur dans un premier temps. Cependant, sur la durée, « Bagarre » peine à maintenir son élan, butant sur une certaine vacuité narrative et un manque de profondeur qui limitent son impact global.

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Malgré ses qualités comiques et son rythme enlevé, le film révèle ainsi les limites de sa formule, laissant une impression mitigée. La performance de Nassim Lyes, aux côtés d'acteurs comme Ramzy Bedia et Hedi Bouchenafa, apporte une énergie certaine, mais ne suffit pas à combler les faiblesses scénaristiques. En somme, « Bagarre » séduit par son humour et son originalité, mais déçoit par son manque de substance, offrant un divertissement léger sans réelle consistance.

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